Actualisé 26.05.2020 à 15:34

Schaffhouse

Le forcené à la tronçonneuse doit rester en clinique

Un quinquagénaire schizophrène avait blessé deux personnes en juillet 2017 avec une tronçonneuse. La Cour Suprême du canton refuse sa libération.

Le forcené qui a blessé avec une tronçonneuse deux employés d’assurance en juillet 2017 à Schaffhouse doit rester en milieu psychiatrique fermé. C’est l’avis de la justice schaffhousoise qui a confirmé mardi ce verdict en appel. Le quinquagénaire schizophrène a été reconnu coupable de tentatives de meurtre, mais jugé irresponsable de ses actes.

La Cour suprême du canton n’a pas donné suite à la demande du défenseur du prévenu suisse âgé de 54 ans. L’avocat demandait la libération de son client et une réparation de 207’000 francs pour tort moral. Il invoquait le fait que le forcené avait fait usage d’une légitime défense putative, convaincu que l’un des employés blessés dégageait des forces maléfiques.

Il conteste sa dangerosité, en vain

Face à la Cour, l’accusé s’est déclaré convaincu qu’il n’est pas dangereux. L’expertise psychiatrique contredit cependant ces propos. Selon elle, le risque de récidive reste important si le principal intéressé ne suit pas une thérapie. Le quinquagénaire est placé depuis l’été 2017 dans la Clinique psychiatrique universitaire de Rheinau (ZH).

Il doit y séjourner durant cinq ans au moins, avant que son cas ne soit réétudié à la lumière des éventuels progrès que le patient aura faits. La mesure thérapeutique en milieu psychiatrique fermé est aussi appelée «petit internement». La dangerosité potentielle du patient y est évaluée tous les cinq ans, ainsi que la possibilité ou non de le libérer.

Attaque retentissante

Les faits incriminés avaient fait grand bruit dans toute la Suisse. Le 24 juillet 2017, armé d’une tronçonneuse, l’accusé avait attaqué une filiale de la CSS en vieille ville de Schaffhouse. Il a visé plusieurs employés de l’assureur et en a blessé deux dont un grièvement. Deux clients présents ont en outre subi un choc.

Le forcené avait réussi à prendre la fuite. Il n’a pu être arrêté que le lendemain à Thalwil (ZH), au bord du lac de Zurich, après une chasse à l’homme. Au moment de son arrestation, il portait un cabas dans lequel étaient contenues deux arbalètes chargées de carreaux d’une longueur de seize centimètres.

(ATS)

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