Rehetobel (AR): Le forcené a retourné une arme contre lui
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Rehetobel (AR)Le forcené a retourné une arme contre lui

Un trentenaire a ouvert le feu sur deux agents lors d'une opération de police, mardi matin à Rehetobel (AR), avant de prendre la fuite. L'affaire a connu son épilogue vers 18h.

par
dmz
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L'homme de 33 ans a ouvert le feu sur la police mardi vers 09h00, alors que deux agents l'accompagnaient dans un hangar pour procéder à une perquisition, a précisé le commandant de la police appenzelloise Reto Cavelti lors d'une conférence de presse en soirée.

L'homme de 33 ans a ouvert le feu sur la police mardi vers 09h00, alors que deux agents l'accompagnaient dans un hangar pour procéder à une perquisition, a précisé le commandant de la police appenzelloise Reto Cavelti lors d'une conférence de presse en soirée.

L'enquête se poursuit après la fusillade et le suicide du tireur mardi à Rehetobel (AR).

L'enquête se poursuit après la fusillade et le suicide du tireur mardi à Rehetobel (AR).

Keystone/Gian Ehrenzeller
La fusillade a éclaté mardi vers 09h00. Deux policiers ont été blessés par balles. Le plus jeune, âgé de 27 ans, a été touché au coeur. Il est toujours dans un état critique. L'autre, âgé de 37 ans, est gravement blessé aux jambes, mais il est hors de danger.

La fusillade a éclaté mardi vers 09h00. Deux policiers ont été blessés par balles. Le plus jeune, âgé de 27 ans, a été touché au coeur. Il est toujours dans un état critique. L'autre, âgé de 37 ans, est gravement blessé aux jambes, mais il est hors de danger.

Keystone/Gian Ehrenzeller

L'information a été donnée par la radio FM1, mardi matin. Un inconnu a tiré sur des policiers pendant une intervention à Rehetobel (AR). «Deux personnes ont été blessées et le tireur a pu prendre la fuite», a confirmé Hans Peter Saxer, porte-parole des forces de l'ordre appenzelloises. Selon le communiqué de la police, le suspect est un homme de 33 ans, chez qui une perquisition avait lieu. Un acte terroriste est exclu. L'homme est considéré comme dangereux.

Les faits se sont déroulés aux alentours des 9h. Les deux policiers blessés ont été transportés à l'hôpital par la Rega et les services de secours où ils ont été opérés. Un des agents est toujours dans un état critique.

Villageois confinés

Une habitante, citée par l'«Appenzeller Zeitung», confie avoir reçu l'ordre de ne pas quitter son domicile. Le journal local, qui cite Hans Peter Saxer, écrit qu'«il est certain qu'un des deux agents a été blessé par une balle».

Un autre villageois raconte à «20 Minuten» avoir été stoppé par la police alors qu'il voulait quitter la commune en voiture. Une autre dit pour sa part avoir entendu des détonations, alors qu'elle sortait nourrir ses animaux. «Il y en a eu quatre ou cinq. Nous avons cru qu'il s'agissait d'un accident de voiture.» Les routes menant de Rehetobel à Heiden (AR) et Oberegg (AI) ont été fermées à la circulation.

Tireur localisé

Le tireur qui a pris la fuite à pied a pu être localisé grâce à une opération de police, indiquait mardi à la mi-journée la police cantonale d'Appenzell Rhodes-Extérieures. Vers 14h, les forces de l'ordre annonçaient qu'elles tenaient le suspect en respect et qu'il menaçait de «devenir actif». Elles ont tout fait pour éviter une arrestation sanglante. Mais après de longues heures de négociations, vers 18h, elles ont annoncé que le tireur avait retourné une arme contre lui. On ignore pour l'heure son état, indique la police cantonale.

Les forces de police ne peuvent s'exprimer sur l'état du tireur de 33 ans parce qu'elles n'ont pas pu s'approcher de lui tout de suite. Avant de retourner son arme contre lui, l'homme menaçait en effet de faire sauter des grenades, a précisé à l'ats un porte-parole de la police cantonale.

Par précaution, la police a donc engagé des robots afin de s'assurer qu'aucun danger d'explosion ne menaçait. Ce n'est qu'une fois ces vérifications faites qu'un médecin pourra s'approcher de l'homme.

Les polices municipale et cantonale saint-galloises et la police de la ville de Zurich ont apporté leur aide à leurs collègues appenzellois tout au long de la journée.

«Une personne banale»

Le propriétaire de l'appartement que loue le tireur, un certain R.S. selon des témoins, le décrit comme une «personne plutôt banale». Il ne sait pas ce que venait chercher la police. Après les tirs, le suspect s'était brièvement retranché dans le logement. «Les policiers nous ont alors mis en sécurité», raconte l'Appenzellois.

(dmz/ats)

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