Opération de police: Le forcené déteste l'Etat et les policiers
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Opération de policeLe forcené déteste l'Etat et les policiers

La police cantonale bernoise n'avait toujours pas retrouvé samedi après-midi le forcené de Bienne malgré son vaste dispositif.

Le commandant de la police cantonale bernoise Stefan Blättler, qui affrontait pour la première fois la presse, promet de tout mettre en oeuvre pour arrêter le fugitif.

Le forcené recherché à Bienne déteste l'Etat et en particulier les policiers, a expliqué devant la presse le commandant. Le nombre de policiers en uniforme a donc été diminué au profit d'agents en civil.

Le forcené s'est préparé depuis des années à un conflit armé avec l'Etat et en particulier la police, a expliqué Matthias Herter, de la police cantonale. «Nous n'allons pas commettre l'erreur de le sous-estimer». Le retraité est un homme très intelligent qui a tout planifié.

Le dangereux forcené de Bienne restait introuvable samedi, trois jours après avoir grièvement blessé un policier. Après une nuit sans incident, la police n'était plus visible à proximité de la maison de ce retraité de 67 ans.

Une dizaine de journalistes et quelques curieux observaient samedi la maison du fuyard. Seul un ruban de la police empêchait l'accès devant la bâtisse. Aucun policier n'était visible dans le quartier des Tilleuls, a constaté l'ATS. Même constat dans le reste de la ville de Bienne et dans les transports publics. L'hélicoptère qui avait encore survolé vendredi soir la région a lui aussi disparu.

Nuit calme

Alors que le forcené avait ouvert le feu sur les forces d'élite au cours des deux nuits précédentes, celle de vendredi à samedi a été calme, a indiqué Franklin Cooper de la police Jura bernois- Seeland. Interrogé par l'ATS, il n'a divulgué aucune information sur le nombre d'agents mobilisés «pour des raisons de sécurité».

La police cantonale bernoise se contentait samedi de répéter que les recherches se poursuivaient sans donner d'autres indications. Les éléments et indices émanant de la population par le biais de la hotline semblent donc pour le moment n'avoir pas débouché sur une piste sérieuse.

Pas de danger

La police et les autorités estiment que la population ne court aucun danger «immédiat» même si elles appellent à la prudence. Elles partent du principe que la «colère» et le comportement violent du tireur visent avant tout la police. Le forcené donne désormais l'image d'un homme qui n'a plus rien à perdre.

Le forcené s'était retranché dans sa maison mercredi vers 10h00. Il est en cavale depuis jeudi vers 01h00 du matin. Il pu échapper aux mailles du filet avoir très grièvement blessé un policier. Très tôt vendredi matin, il était revenu près de son domicile où il a tiré sur les forces de l'ordre. (ats)

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