Actualisé 20.05.2016 à 09:25

Marchés

Le franc suisse stable face à l'euro

Le franc ne souffrait pas vendredi au lendemain de la décision de la Banque centrale européenne (BCE) d'accélérer sa politique pour relancer l'activité dans la zone euro.

Ces deux derniers mois, l'euro a évolué dans une fourchette comprise entre 1,08 franc et 1,12 franc.

Ces deux derniers mois, l'euro a évolué dans une fourchette comprise entre 1,08 franc et 1,12 franc.

photo: AFP/Archives/photo d'illustration

Vendredi à 10h15, l'euro s'échangeait contre 1,0985 franc, après être monté à 1,1018 franc pendant la nuit. Jeudi, au moment de l'annonce de la BCE, soit en début d'après-midi, la devise helvétique s'était valorisée très momentanément, la monnaie unique européenne refluant à 1,09 franc environ.

Ces deux derniers mois, l'euro a évolué dans une fourchette comprise entre 1,08 franc et 1,12 franc, sans pouvoir en fin de compte s'installer au-dessus du cap symbolique de 1,10 franc.

Si le franc devait durablement s'affaiblir contre l'euro avec par exemple une valeur supérieure à 1,10 franc pour ce dernier, l'évolution ferait grand bien à l'industrie suisse d'exportation qui souffre depuis quatorze mois maintenant de l'abandon du cours plancher. La dévalorisation soulagerait la pression sur les marges.

Les grands moyens

Jeudi, la BCE a décidé de sortir les grands moyens pour tenter de relancer l'inflation en zone euro et maintenir sa crédibilité. Elle a dévoilé une flopée de nouvelles mesures de soutien à l'économie dont une nouvelle baisse de taux.

Ce faisant, son président Mario Draghi, engagé dans une lutte sans merci contre l'inflation trop basse, est même allé plus loin que ce qu'on attendait de lui, réjouissant les marchés dans un premier temps, mais donnant aussi l'impression que la BCE a maintenant donné «le maximum».

Le conseil des gouverneurs de l'institution monétaire a décidé d'abaisser encore davantage l'ensemble de ses taux directeurs, déjà au plus bas bas depuis plus d'un an. Et la BCE pourrait aller encore plus bas, si cela s'avérait nécessaire. D'autant qu'elle a revu à la baisse ses prévisions de croissance et d'inflation pour 2016 et 2017.

En parallèle, la banque centrale va muscler à partir d'avril son vaste programme de rachats de dettes, le «QE» pour «Quantitative Easing», en rachetant jusqu'à 80 milliards d'euros (88 milliards de francs) de titres chaque mois, contre 60 milliards jusqu'à présent, et ce jusqu'en mars 2017. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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