Suisse: Le franc surévalué pour le vice-président de la BNS
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SuisseLe franc surévalué pour le vice-président de la BNS

Fritz Zurbrügg évoque dans les colonnes des «Basler Zeitung» et «Neue Luzerner Zeitung» l'évolution de la politique monétaire.

Fritz Zurbrügg n'écarte pas un nouvel abaissement des taux.

Fritz Zurbrügg n'écarte pas un nouvel abaissement des taux.

photo: Keystone/Archives

Le vice-président de la Banque nationale suisse (BNS), Fritz Zurbrügg, juge le franc toujours nettement surévalué. Selon le numéro deux de l'institut d'émission, un nouvel abaissement des taux est envisageable.

Il existe plusieurs modèles à disposition pour déterminer les taux d'équilibre, explique Fritz Zurbrügg dans l'édition de fin de semaine des quotidiens alémaniques Basler Zeitung et Neue Luzerner Zeitung. La majorité de ces modèles démontrent que le franc reste nettement surévalué.

Taux d'intérêt négatifs

Avant toute décision de politique monétaire, la BNS soupèse aussi les impacts des taux d'intérêt négatifs sur les épargnants. Avec un taux à -0,75%, la banque centrale helvétique est déjà allée très loin et les effets secondaires de ce nouvel instrument sont méconnus.

Du point de vue des épargnants, il est préférable de voir croître l'économie plutôt que d'avoir des intérêts plus élevés mais de devoir composer avec une dynamique plus faible de l'économie et ses effets sur le marché du travail, soutient le vice-président de la BNS.

Impact du Brexit

La banque centrale n'a pas de nouvel objectif de taux de change, assure Fritz Zurbrügg en référence au taux actuel de 1,10 franc pour un euro. La BNS regarde l'évolution des taux de change dans leur ensemble, et pas seulement le rapport du franc à la monnaie unique.

Concernant le référendum du 23 juin sur le maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne (Brexit), la BNS a élaboré plusieurs scénarios. Une grande incertitude règne au niveau politique mais aussi sur les marchés financiers, admet Fritz Zurbrügg. Un mouvement dans l'ordre monétaire international devrait aussi impacter la devise helvétique.

Le 16 juin, la BNS doit dévoiler son dernier examen de la situation économique et monétaire, et ses décisions en la matière, deux semaines après le statu quo annoncé par la Banque centrale européenne. Les 14 et 15 juin, la Réserve fédérale américaine se réunira elle aussi, mais les perspectives d'une éventuelle hausse des taux ont été douchées par les chiffres décevants de l'emploi. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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