Röstigraben: Le français à l’école primaire attaqué à Berne et Bâle-Campagne

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RöstigrabenLe français à l’école primaire attaqué à Berne et Bâle-Campagne

Apprendre le français tôt durant la scolarité ne serait pas efficace, selon plusieurs études. Des politiciens bernois et bâlois veulent bannir son enseignement au degré primaire.

Image d’illustration.

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Daniel Desborough

L’apprentissage du français dès les premières années de l’école primaire est attaqué par des politiciens bernois et bâlois. Les journaux alémaniques «Berner Zeitung» et «Basler Zeitung» font le point sur la situation dans leurs éditions de jeudi. On apprend par exemple qu’à Bâle-Campagne, un groupe de profs et de parents d’élèves veut carrément bannir l’enseignement du français à l’école primaire.

L’élue UDC Anita Biedert, qui se réfère à deux études (lire encadré), veut déposer une intervention au Grand Conseil pour que le début de l’apprentissage du français soit repoussé de quatre ans et que seul l’anglais soit enseigné comme deuxième langue lors des premières années d’école. Elle estime que trop de moyens ont été alloués de façon inefficace à l’apprentissage précoce du français.

«Mille feuilles», le manuel controversé

Dans le canton de Berne aussi, les remises en question de cet apprentissage se font de plus en plus entendre et, selon la «Berner Zeitung», une intervention semblable à celle de Bâle-Campagne pourrait bientôt être déposée au Parlement cantonal. Le député UDC Samuel Krähenbühl, pourtant membre de l’association Bern-Bilingue, considère l’approche précoce de l’enseignement du français comme «un échec». «Si l’on voit qu’un concept ne fonctionne pas dans la pratique, il est inutile de s’y accrocher», estime-t-il.

Le manuel scolaire alémanique intitulé «Mille feuilles», introduit en 2011 pour les 3e à 6e année, est au cœur des critiques à Berne comme à Bâle-Campagne. Cette approche qui repose sur un apprentissage plus intuitif, moins axé sur l’apprentissage par cœur de vocabulaires et de règles de grammaire, est considérée comme n’ayant jamais fonctionné d’après les évaluations réalisées sur les élèves. Preuve de cet échec, le Canton de Berne a autorisé les enseignants à se distancier de cette méthode. Les profs ont désormais le droit de proposer des supports de cours alternatifs.

Apprendre tôt n’est pas très efficace

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(jba)

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