Service des votations (GE): Le fraudeur présumé est lié à la direction du service
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Service des votations (GE)Le fraudeur présumé est lié à la direction du service

L'homme arrêté jeudi est le fils d'un des responsables du service. Une situation qui interroge sur le fonctionnement de cette administration.

par
jef/dra
Keystone/Martial Trezzini

Parmi les nombreuses questions qui se posent toujours après la perquisition effectuée jeudi matin au Service des votations dont un des collaborateurs est soupçonné de fraude électorale, il y a les raisons qui ont poussé deux employées à dénoncer leur collègue sans passer par leur hiérarchie. Elles ont en effet contacté directement la Cour des comptes. Le président des Verts, Nicolas Walder, se disait hier préoccupé «qu'il ait fallu attendre que la Cour soit saisie par des employés» pour que l'affaire sorte. «Que ces collaborateurs n'aient pas pu s'exprimer au sein du Service des votations inquiète.»

La réponse tient peut être à l'identité du prévenu, présumé innocent. Il s'agit en effet du fils d'un des responsables du Service des votations. Les dénonciatrices ont-elles eu peur? Ont-elles parlé à leur hiérarchie, sans être entendues? Du coup, la direction du service peut-elle continuer à officier? Ou alors les dénonciatrices n'ont pas parlé à leur direction et cela pourrait démontrer un problème de fonctionnement? Interrogé sur ces points, le Conseil d'Etat et la Chancellerie n'ont pas répondu à nos questions.

Le trentenaire arrêté jeudi aurait détruit ou ajouté des bulletins de vote, lors d'opérations électorales: et ce, pendant plusieurs années. Employé comme auxiliaire au service des votations depuis plusieurs années, il est décrit comme un homme colérique, qui «effrayait» parfois ses collègues. Des sources indiquent aussi qu'il avait entreposé du cannabis ou du haschisch dans la cave du Service des votations.

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