Collision au Luxembourg: Le freinage d'urgence n'a pas fonctionné
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Collision au LuxembourgLe freinage d'urgence n'a pas fonctionné

L'Administration des enquêtes techniques a rendu lundi son rapport intermédiaire concernant la collision ferroviaire du 14 février 2017.

par
MC
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Ifinzi

Dans son rapport intermédiaire sur la dramatique collision ferroviaire du 14 février 2017 qui a coûté la vie à un conducteur CFL, l'Administration des enquêtes techniques a indiqué qu'aucun dysfonctionnement n'avait été constaté au niveau de la signalisation et du poste de desserte, que la maintenance des équipements avait été faite dans les règles, que les itinéraires avaient été correctement établis. Le rapport stipule que le train de marchandises avait bien la priorité sur le TER et qu'il avait correctement adapté sa vitesse par rapport à la signalisation rencontrée lors de son trajet vers Bettembourg.

En revanche, le rapport note que «le conducteur du TER 88807 n'a pas adapté la vitesse de 123 km/h (…) alors que la réglementation lui imposait de réduire la vitesse pour ne pas dépasser la vitesse de 60 km/h, 800 m après le franchissement de ce signal». L'Administration des enquêtes techniques rejoint là le premier rapport d'expertise préliminaire publié en mars 2017.

Des recommandations

Il confirme également la défaillance technique: «Aucun freinage d'urgence n'a été déclenché par le système Memor II+». Des dysfonctionnements qui «ont pu être identifiés à plusieurs reprises depuis le début de l'année 2017», regrette l'AET, qui a fait un certain nombre de recommandations à l'Administration des chemins de fer (ACF) pour qu'un tel drame ne se reproduise plus.

Elle préconise la mise en place d'un système d'alerte plus performant informant le conducteur du train de la position du signal fixe avancé lors du passage. Elle invite également au passage «le plus rapidement possible» de tout le réseau vers le système européen de contrôle des trains (ETCS) et à une meilleure sensibilisation du personnel conduite à communiquer systématiquement toute irrégularité ou avarie des infrastructures. (MC/20 minutes)

Le conducteur du train au téléphone?

De son côté, le parquet de Luxembourg a indiqué que «l'enquête judiciaire était très avancée, mais pas encore terminée». «Le rapport d'étape actuel confirme les éléments qui se trouvent dans le rapport d'expertise préliminaire du 21 mars 2017 et les rapports subséquents, c'est-à-dire que l'accident est à expliquer par plusieurs facteurs».

Deux enquêtes sont actuellement en cours, l'une pour comprendre pourquoi le freinage d'urgence n'a pas fonctionné et l'autre pour «déterminer si, le cas échéant, le machiniste était en communication au moment de l'accident par le biais de son portable privé», indique le parquet, qui conclut qu'«à ce stade de l'instruction judiciaire il est prématuré pour avancer une date à laquelle des conclusions définitives pourraient être présentées».

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