Actualisé 17.05.2016 à 14:13

Le frère de Merah conteste son renvoi aux Assises

Abdelkader Merah conteste devant la cour d'appel de Paris son renvoi aux Assises.

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La cour d'assises de Paris dira si Abdelkader Merah est complice ou non des sept assassinats, perpétrés en mars 2012 par son frère Mohamed dans le sud-ouest de la France. (Jeudi 2 novembre 2017)

La cour d'assises de Paris dira si Abdelkader Merah est complice ou non des sept assassinats, perpétrés en mars 2012 par son frère Mohamed dans le sud-ouest de la France. (Jeudi 2 novembre 2017)

AFP
Un ex-chef du renseignement français a expliqué lundi, devant la cour d'assises de Paris, comment ses services ont pensé recruter Mohamed Merah, un mois avant que ce dernier ne tue sept personnes, en mars 2012. (Lundi 16 octobre 2017)

Un ex-chef du renseignement français a expliqué lundi, devant la cour d'assises de Paris, comment ses services ont pensé recruter Mohamed Merah, un mois avant que ce dernier ne tue sept personnes, en mars 2012. (Lundi 16 octobre 2017)

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L'avocat d'Abdelkader Merah, Me Eric Dupond-Moretti, a dénoncé devant la cour d'assises de Paris une lettre anonyme proférant des menaces de mort contre ses propres enfants, alors que le procès se déroule dans un climat particulièrement tendu (Jeudi 5 octobre 2017).

L'avocat d'Abdelkader Merah, Me Eric Dupond-Moretti, a dénoncé devant la cour d'assises de Paris une lettre anonyme proférant des menaces de mort contre ses propres enfants, alors que le procès se déroule dans un climat particulièrement tendu (Jeudi 5 octobre 2017).

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Abdelkader Merah, frère de Mohammed, est renvoyé devant les Assises pour complicité des assassinats terroristes commis par son frère à Toulouse et Montauban en mars 2012.

Agé de 33 ans, Abdelkader Merah a été renvoyé le 15 mars devant la Cour d'assises spéciale à Paris pour complicité d'assassinats terroristes et association de malfaiteurs terroriste criminelle. Il espère obtenir un non-lieu.

Si Mohamed Merah a agi seul les 11, 15 et 19 mars, le Parquet comme les juges d'instruction avaient retenu les proximités idéologique et religieuse des deux frères, leurs contacts répétés les jours précédant les tueries et la présence d'Abdelkader Merah lors de moments clés. Comme lors du vol, le 6 mars à Toulouse, d'un puissant scooter utilisé par Mohamed Merah pour se déplacer sur les lieux des assassinats.

«Abdelkader Merah n'a jamais été le complice de son frère» dans la préparation et le commission des tueries, avait au contraire affirmé son avocat, Me Eric Dupond-Moretti, en annonçant son intention de faire appel. Il avait regretté qu'il n'ait «pas été question d'envisager une seconde un non-lieu» dans un climat de «Bataclanisation des esprits», après les attentats du 13 novembre qui ont fait 130 morts à Paris et à Saint-Denis.

«Il a pris des positions radicales. Si on considère que tous les radicaux sont très dangereux, il faut tous les enfermer», avait ajouté l'avocat.

Un autre complice aux Assises

Les juges d'instruction ont renvoyé aux Assises un deuxième homme, Fettah Malki, un délinquant toulousain soupçonné d'avoir fourni un pistolet mitrailleur Uzi et un gilet pare-balles à Mohamed Merah. Des parties civiles ont également saisi la chambre de l'instruction pour qu'il comparaisse lors du procès pour association de malfaiteurs terroriste à caractère criminel et non pas seulement délictuel.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris examinera les recours d'Abdelkader Merah et de ces parties civiles, mercredi à 14h, à huis clos. La décision, qui pourra encore être contestée devant la cour de cassation, devrait être mise en délibéré.

Mohamed Merah a tué sept personnes: le militaire Imad Ibn-Ziaten, 30 ans, le 11 mars 2012 à Toulouse puis, le 15, deux parachutistes de Montauban, Abel Chennouf, 25 ans, et Mohamed Legouad, 23 ans, avant d'assassiner le 19 dans une école juive toulousaine Jonathan Sandler, 30 ans, ses fils Arié et Gabriel, 5 et 3 ans, et Myriam Monsonego, 8 ans. Il a été abattu le 22 mars par la police dans l'appartement où il s'était retranché.

Ces crimes, en pleine campagne présidentielle, avaient plongé dans la stupeur un pays où la menace djihadiste, s'est ensuite ancrée avec les attaques de 2015. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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