Actualisé 23.01.2007 à 19:57

Le Fri-Son ne veut plus des rappeurs français violents

FRIBOURG – Le rappeur Booba aurait frappé un spectateur. Fri-Son n'accueillera plus de rappeurs gangsta.

Le rap français n'aura plus sa raison d'être au Fri-Son. Du moins pour quelques mois: «Je fais une pause en tout cas jusqu'à septembre avec le rap français de style gangsta», explique Mario Corpataux, programmateur de la salle de concert fribourgeoise. Selon lui, les textes durs et les propos violents du chanteur Booba «ont pu chauffer» la salle vendredi soir. Quelques bagarres ont éclaté parmi les spectateurs. «Booba est lui-même descendu de scène et s'est battu. Je ne l'ai pas vu, mais tout le monde le disait sur place», ajoute-t-il, confirmant une information de La Liberté.

«Dans ce style de musique, ils semblent aimer se battre», estime-t-il, regrettant d'avoir invité l'artiste. «L'équipe de Booba (n.d.l.r.: environ 35 personnes), qui n'était pas sur scène, était vraiment très excitée. Pourtant j'ai reçu d'autres rappeurs français comme Sinik et Kool Shen, et ça s'est très bien passé.»

«La sécurité au Fri-Son était inexistante», répond Matheos, le manager de Booba, démentant que son protégé ait frappé quelqu'un. «Il y a eu des accrochages autour de notre stand de T-shirts. Des spectateurs ont voulu en voler, et quelques coups ont été échangés. Nous sommes les victimes. Un de nos gars a dû se faire recoudre l'arcade.» Mais, d'après le manager, aucune plainte n'est prévue. La police a été appelée quatre fois dans la soirée mais n'a constaté aucune bagarre, selon sa porte-parole, Francine Zambano.

Mathieu Signorell

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