Actualisé 24.03.2015 à 17:04

Tunisie

Le FSM propose de lutter contre les «monstres»

Le 13e Forum social mondial (FSM) a débuté mardi après-midi à Tunis, moins d'une semaine après l'attaque du musée du Bardo, revendiquée par l'EI, qui a fait plus d'une vingtaine de morts.

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Le jeune Marocain arrêté mardi en Italie et soupçonné de complicité avec les auteurs de l'attentat meurtrier du musée du Bardo à Tunis se dit innocent et refuse son extradition vers la Tunisie, a déclaré vendredi son avocate à l'issue d'une audience.

Le jeune Marocain arrêté mardi en Italie et soupçonné de complicité avec les auteurs de l'attentat meurtrier du musée du Bardo à Tunis se dit innocent et refuse son extradition vers la Tunisie, a déclaré vendredi son avocate à l'issue d'une audience.

Reuters/Handout
07.04 Trois semaines après l'attentat sanglant du musée du Bardo à Tunis, le président tunisien Béji Caïd Essebsi a entamé mardi une visite d'Etat de deux jours en France. François Hollande a promis une «coopération exemplaire», en matière sécuritaire, économique et culturelle avec la Tunisie.

07.04 Trois semaines après l'attentat sanglant du musée du Bardo à Tunis, le président tunisien Béji Caïd Essebsi a entamé mardi une visite d'Etat de deux jours en France. François Hollande a promis une «coopération exemplaire», en matière sécuritaire, économique et culturelle avec la Tunisie.

AFP/Bertrand Guay
02.04 Le ministère tunisien de l'Intérieur a annoncé jeudi soir avoir procédé à de nouvelles arrestations après le sanglant attentat qui a visé des touristes au musée du Bardo le 18 mars, portant le nombre total de personnes détenues à 46.

02.04 Le ministère tunisien de l'Intérieur a annoncé jeudi soir avoir procédé à de nouvelles arrestations après le sanglant attentat qui a visé des touristes au musée du Bardo le 18 mars, portant le nombre total de personnes détenues à 46.

Keystone/AP/Hassene Dridi

Sous une pluie battante, des milliers de participants ont marché jusqu'au lieu de l'attentat, revendiquant «liberté, égalité, justice sociale et paix». Arrivés devant le musée national, ils ont exprimé leur solidarité avec les victimes de l'attaque terroriste qui a fait 23 morts: un policier tunisien, 20 touristes étrangers et les deux assaillants. L'attentat a été revendiqué par le groupe Etat islamique (EI).

Le Forum social accueille jusqu'à samedi des représentants de quelque 5000 organisations, dont une délégation suisse. Les participants se retrouveront à l'université El Manar et débattront pour tenter de trouver des idées pour aller vers une globalisation alternative et plus sociale. L'événement porte cette année le slogan «dignité et droits».

C'est la deuxième fois que la capitale tunisienne sert de cadre à ce forum. La manifestation a été maintenue malgré l'attaque perpétrée mercredi passé au musée. Mais les autorités ont «pris les mesures nécessaires» pour garantir la sécurité du Forum social, a précisé le coordinateur du comité d'organisation, Aberrahmen Hedhili.

Ce forum constituera «une réponse de la société civile. (...) Nous devons inventer un monde nouveau et lutter contre ces monstres», a déclaré lundi Gustavo Massiah, membre fondateur du FSM. Une des premières animations du FSM avait d'ailleurs pour thème «Peuple du monde contre le terrorisme».

Coopération solidaire

Le FSM a été organisé pour la première fois en 2001 à Porto Allegre, au Brésil, comme une contre-manifestation au Forum économique mondial (WEF) de Davos. Parmi les thèmes de l'époque, certains restent d'actualité et feront l'objet de débats, comme la répartition inégale des richesses et le prix que paient société et environnement pour ces inégalités.

Des ateliers se pencheront sur l'importance des mouvements sociaux, la migration ou la coopération solidaire au développement. Pour les participants, le forum est également une occasion d'échanger sur les initiatives et les projets déjà réalisés.

Délégation suisse

Contrairement aux grandes conférences internationales, le FSM n'adopte pas de document final. Ce qui ne l'empêche pas de produire des résultats. Le nouveau parti espagnol Podemos, par exemple, est issu directement du mouvement des Indignés, né en 2008 en pleine crise économique mondiale.

La délégation suisse à Tunis rassemble une soixantaine de personnes - politiciens, syndicalistes et, surtout, des représentants d'ONG comme Alliance Sud, E-CHANGER/COMUNDO ou Amnesty International. Cinq parlementaires fédéraux sont de la partie, dont le président du Conseil des Etats, le Jurassien Claude Hêche (PS). Tous ont maintenu leur participation malgré l'attentat. (ats)

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