Washington : Le G20 veut avancer sur les paradis fiscaux
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Washington Le G20 veut avancer sur les paradis fiscaux

Les ministres des Finances des pays du G20 se retrouvent jeudi pour deux jours. Ils espèrent progresser dans la lutte contre les paradis fiscaux.

Confrontés au marasme économique en Europe et divisés sur les moyens d'y remédier, les ministres des finances réunis à Washington souhaitent toutefois avancer sur la problématique des paradis fiscaux. La Suisse participera également, invitée par la présidence russe.

Les grands argentiers des pays riches et émergents espèrent notamment progresser dans la lutte contre les paradis fiscaux à l'occasion de leur dîner de travail dans la soirée, qui sera suivi d'une réunion vendredi matin.

Plusieurs pays, dont la France et les Etats-Unis, veulent avancer sur l'échange automatique d'informations, seul moyen selon eux de lutter efficacement contre l'évasion fiscale. Ces échanges se font aujourd'hui «à la demande», uniquement en réponse à une requête officielle, ce qui est jugé largement insuffisant par certains Etats et les ONG engagés dans la lutte contre les paradis fiscaux.

L'OCDE présentera vendredi aux ministres du G20 un rapport préconisant de faire de cet échange automatique d'informations le nouveau «standard mondial» pour améliorer la transparence financière. Les Etats-Unis et plusieurs pays européens, dont la France et l'Allemagne, y sont favorables, mais il n'est pas sûr que le G20 leur emboîte le pas, selon une source européenne.

Marasme européen

Mais c'est surtout le marasme en Europe qui continue d'inquiéter les grandes économies du globe et a qui conduit le Fonds monétaire international (FMI) à abaisser mardi ses prévisions de croissance mondiale pour cette année, à 3,3% contre 3,5% prévus en janvier.

Ouvrant en matinée l'assemblée générale du FMI et de la Banque mondiale, la directrice générale du Fonds, Christine Lagarde, a estimé que la Banque centrale européenne (BCE) avait encore une «marge de manoeuvre» pour accroître son soutien à l'activité dans la région.

«Il leur appartiendra de déterminer, en toute indépendance, à quel moment cet espace devra être utilisé pour potentiellement réduire ses taux d'intérêts», a-t-elle toutefois ajouté lors d'une conférence de presse.

Réduction des déficits

En dépit des mises en garde de plusieurs pays, dont les Etats-Unis, contre une «fatigue de l'austérité», le G20 devait confirmer les objectifs de réduction de moitié des déficits publics fixés en 2010 au sommet de Toronto pour l'horizon 2013.

Certains préconisent de fixer à 90% du produit intérieur brut (PIB) le niveau souhaitable de la dette d'un pays, mais cet objectif chiffré recueille peu d'enthousiasme, y compris de la part de l'Allemagne. (ats)

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