Guerre en Ukraine: Le G7 s’engage à ne plus acheter de pétrole russe
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Guerre en UkraineLe G7 s’engage à ne plus acheter de pétrole russe

Les pays du G7 ont pris dimanche l’engagement d’interdire ou de supprimer progressivement les importations de pétrole russe, mais sans donner de calendrier précis. Ils ont aussi accusé Vladimir Poutine de couvrir la Russie «de honte» avec ses actions en Ukraine.

La visioconférence du G7 vue depuis l’Élysée à Paris.

La visioconférence du G7 vue depuis l’Élysée à Paris.

AFP

Le G7 a tenu dimanche, en visioconférence, sa troisième réunion de l’année, avec la participation du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Elle a duré un peu plus d’une heure, selon les Américains.

«Le G7 tout entier s’est engagé aujourd’hui à interdire ou supprimer progressivement les importations de pétrole russe», a annoncé dimanche la Maison-Blanche dans un communiqué. Cette décision «va porter un coup dur à la principale artère irriguant l’économie de Vladimir Poutine et le priver des revenus dont il a besoin pour financer sa guerre contre l’Ukraine», affirme l’exécutif américain.

Ce sevrage se fera «d’une manière appropriée et raisonnée», écrivent les chefs d’État et de gouvernement des pays du G7 dans leur communiqué final, qui ne précise toutefois pas quels engagements exactement a pris chacun d’eux, à savoir l’Allemagne (qui en a la présidence cette année), le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon, et le Royaume-Uni.

Alors que Vladimir Poutine s’apprête à célébrer lundi en grande pompe la victoire de l’Union soviétique sur l’Allemagne nazie, ses actions en Ukraine «couvrent la Russie et les sacrifices historiques de son peuple de honte», s’indignent les pays du G7 dans leur communiqué commun. Les chefs d’État et de gouvernement ont réaffirmé au président ukrainien leur «engagement à prendre de nouvelles mesures pour aider l’Ukraine à s’assurer un avenir libre et démocratique» ainsi qu’à «se défendre et repousser de futurs actes d’agression».

Rythmes divergents

Les Occidentaux font preuve jusqu’ici d’une très étroite coordination dans leurs annonces de sanctions contre la Russie, mais n’avancent pas au même rythme quand il s’agit de pétrole et de gaz russe. Les États-Unis, qui n’en étaient pas de grands consommateurs, ont d’ores et déjà interdit l’importation d’hydrocarbures russes.

Les États membres de l’Union européenne, sous pression pour se joindre au mouvement, mais beaucoup plus dépendants de la Russie, continuaient dimanche à mener de difficiles tractations pour mettre en place un embargo sur le pétrole russe. Le projet est freiné par plusieurs États membres, notamment la Hongrie.

Nouvelles sanctions de Washington

Washington a de son côté annoncé dimanche, dans un communiqué de la Maison-Blanche, une nouvelle salve de sanctions contre la Russie, autour de deux axes majeurs: les médias, et l’accès des entreprises et des grandes fortunes russes aux services de conseil et de comptabilité dont les Américains et les Britanniques sont les grands spécialistes mondiaux.

Les États-Unis vont sanctionner les chaînes de télévision Pervy Kanal, Rossiïa-1 et NTV. Il sera interdit à toute entreprise américaine de les financer par de la publicité ou de leur vendre des équipements. «Aucune société américaine ne doit participer au financement de la propagande russe», a dit un haut responsable de la Maison-Blanche, qui a requis l’anonymat, en soulignant que ces médias étaient directement ou indirectement contrôlés par le Kremlin.

Autre axe d’attaque de Washington: interdire la prestation de services «d’audit, de management, de conseil, de marketing, tous les services utilisés pour faire fonctionner des entreprises multinationales, mais aussi potentiellement pour contourner les sanctions ou dissimuler des richesses mal acquises», a dit la même source. Elle a souligné que si les Européens avaient les liens industriels les plus étroits avec la Russie, les États-Unis et le Royaume-Uni dominaient en revanche l’univers des services, au travers notamment des «Big Four», les quatre géants mondiaux de l’audit et du conseil Deloitte, EY, KPMG et PwC.

Dans son communiqué, le G7 dans son entier se dit également décidé à «interdire ou empêcher la fourniture de services clés» à la Russie de manière à renforcer son «isolement».

Les Occidentaux promettent aussi de «continuer à agir contre les banques russes connectées à l’économie mondiale», de «continuer à combattre les tentatives du régime russe pour répandre sa propagande» et de durcir sa «campagne contre les élites (russes) et leurs familles».

(AFP)

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