États-Unis: Le G7 veut tout faire pour la croissance
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États-UnisLe G7 veut tout faire pour la croissance

Les pays du G7 ont délivré vendredi à Washington un message optimiste selon lequel la croissance devrait reprendre avant la fin de l'année.

Comme gage de leur engagement, les ministres des Finances des sept pays les plus développés ont promis d'injecter autant de capital que nécessaire pour maintenir la stabilité du système financier et de s'abstenir «d'ériger de nouvelles barrières» au commerce international, répondant ainsi aux inquiétudes des pays les plus pauvres.

»Les données récentes suggèrent que le rythme du recul de l'activité de nos économies s'est ralenti et que certains signes de stabilisation apparaissent», écrivent les ministres des Finances des Sept (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon) à l'issue de leur réunion.

»L'activité économique devrait commencer à reprendre plus tard dans l'année», même si de «forts risques» demeurent, ajoute le communiqué.

Réguler ensemble

Cette rencontre était destinée à assurer le suivi des engagements pris lors du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G20 début avril à Londres.

Les participants, dont les gouverneurs des banques centrales, se sont engagés à tout faire pour faciliter la reprise, alors que le monde connaît «la récession économique la plus profonde et la situation de stress financier la plus grave depuis des décennies».

Ils ont promis de ne laisser couler aucune institution «dont l'importance est vitale pour l'ensemble du système financier».

Faisant écho aux engagements du G20, les Sept ont redit leur volonté de coopérer en matière de réforme de la régulation financière, tout en insistant sur les «efforts nationaux» devant être faits.

Rencontre du G20

Le G20 regroupe les pays du G7 plus l'Union européenne, l'Afrique du Sud, l'Arabie Saoudite, l'Argentine, l'Australie, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l'Inde, l'Indonésie, le Mexique, la Russie et la Turquie.

Les ministres des Finances de ce forum se sont réunis dans le prolongement du G7, mais sans communiquer à l'issue de leur rencontre.

Selon le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean- Claude Trichet, «le leitmotiv d'un grand nombre de participants» a été de dire: «nous avons décidé beaucoup de choses [à Londres], nous devons les mettre en oeuvre aussi rapidement que possible».

Pour l'hôte des rencontres, le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner, ces deux réunions devaient permettre de faire en sorte que les engagements de Londres soient tenus.

Pas tirés d'affaire

Dans cette veine, le G7 s'est félicité des «progrès accomplis» pour assurer un financement supplémentaire au Fonds monétaire international (FMI).

De son côté, l'Allemagne s'est réjouie de la volonté affichée par ses partenaires de résister au protectionnisme. «Pour nous, les exportations sont très importantes», a rappelé son secrétaire d'Etat aux Finances Jörg Asmussen.

Deux jours après la publication par le FMI de perspectives pessimistes pour l'économie mondiale, M. Geithner a estimé que, quand bien même il y avait des signes encourageants, on ne pouvait en conclure que l'économie mondiale était tirée d'affaire.

Les discussions en vue de la sortir de l'ornière devaient continuer durant tout le week-end à Washington à l'occasion des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale.

(ats)

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