Actualisé 14.03.2011 à 12:01

Municipalité de LausanneLe géant vert vacille

Statu quo à l'Exécutif de Lausanne avec six sièges pour la gauche et un pour la droite. Mais l'emblématique syndic est le plus mal élu du camps rose-rouge-vert.

von
Renaud Bournoud

«D'habitude je vois venir ce genre de chose, mais là pas.» Réputé pour ses pronostics, le Vert Daniel Brélaz n'a pas anticipé le petit camouflet que les lausannois lui ont infligé hier lors des élections à la Municipalité. Mieux élu il y a cinq ans, il n'arrive qu'en sixième et dernière position des candidats qui passent l'épaule au premier tour.

Oscar Tosato arrive premier

Cette fois-ci, la palme du meilleur score revient au sortant socialiste Oscar Tosato, talonné par le municipal popiste Marc Vuilleumier. Le Vert Jean-Yves Pidoux arrive en troisième place, juste devant les deux petits nouveaux socialistes, Florence Germond et Grégoire Junod. Daniel Brélaz évite lui l'humiliation d'un deuxième tour pour quelques dizaines de voix. Une épreuve que devra se coltiner le municipal radical Olivier Français, arrivé septième. Même si sa réélection devrait être tacite.

Il fait les frais de sa politique arrogante

«J'ai pâti du fait d'avoir hérité des dossiers casse-gueule de la Municipalité», estime pour sa part Daniel Brélaz. «Il a été beaucoup biffé par les électeurs socialistes», note Yves Ferrari, le président des Verts vaudois. «Est-ce l'usure de son rôle de syndic ou alors sa personnalité attire peut-être moins?», s'interroge Marc Vuilleumier. A droite l'analyse est évidemment plus dure. «Il fait les frais de sa politique arrogante», juge Marlène Bérard, candidate libérale-radicale.

Quid de la syndicature

Désormais la question de la syndicature se pose. Daniel Brélaz s'estime encore «légitime». Mais le score de certains pourrait engendrer des vocations.

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