Mondial 2010: Le Ghana va de l'avant sur la défensive
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Mondial 2010Le Ghana va de l'avant sur la défensive

Le Ghana s'est frayé un chemin vers les 8es de finale grâce à sa grande discipline collective et à un bloc défensif cohérent qui compense une attaque encore balbutiante.

Les Black Stars ont la mission de faire oublier le naufrage des équipes africaines sur leur continent.

Les Black Stars ont la mission de faire oublier le naufrage des équipes africaines sur leur continent.

Dans le système du sélectionneur serbe Milovan Rajevac, l'équipe du Ghana est souvent coupée en deux: les trois milieux axiaux (Annan, Asamoah et Boateng) constituent le premier rideau défensif.

Défense: forte impression

Le Ghana n'a encaissé que deux buts. Le premier après un ballon relâché par son gardien Kingson contre l'Australie, le second sur un tir allemand des vingt mètres. Rajevac a misé sur la stabilité: Kingson, le capitaine John Mensah dans l'axe et l'arrière gauche Pantsil jouaient déjà ensemble lors du Mondial 2006. Le latéral gauche Sarpei faisait partie du groupe. Bémol, le deuxième défenseur central, Vorsah, est blessé, et ses remplaçants Addy ou Jonathan Mensah un peu tendres. Mais la solidité exigée par Rajevac avait déjà fait ses preuves lors de la Coupe d'Afrique des nations, avec trois victoires successives 1-0 jusqu'à la finale (perdue 1-0 face à l'hégémonique Egypte).

Attaque: attention

Le sélectionneur avoue son impuissance: «C'est vraiment difficile à expliquer ce manque de réalisme, car des occasions, on s'en créé beaucoup». Contre l'Australie par exemple, les Black Stars ont tiré 19 fois au but. Pour un poteau seulement trouvé par Gyan. Qui a marqué les deux seuls buts ghanéens... sur penalty. L'avant-centre multiplie pour l'instant les maladresses, alors qu'il est parfaitement servi par Ayew, sans doute le meilleur Ghanéen. Très altruiste, le fils d'Abedi Pelé manque néanmoins lui aussi de réalisme devant le but. Ces deux-là, très rapides, cherchent encore le déclic. «On va corriger nos erreurs et parler à nos attaquants pour qu'ils soient plus efficaces», a promis Pantsil. Quant à Tagoe, son rendement demeure largement déficient. Cantonnés au banc, Adiyiah et Muntari représentent des alternatives intéressantes.

Maintenant, la pression

Le statut de (probable) dernier rescapé africain concentre sur le Ghana le soutien de tout un continent, mais aussi de fortes attentes. D'autant que son adversaire en 8e de finale, les Etats-Unis, paraît à sa portée. «C'est vraiment très important pour nous et pour l'Afrique, a observé Rajevac. Je suis encore très ému, j'espère que nous allons bénéficier du soutien de toute la population sud-africaine et du continent africain».

(afp)

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