Tchad: Le gouvernement aurait déjoué un coup d'Etat
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TchadLe gouvernement aurait déjoué un coup d'Etat

Un putsch dirigé contre le président tchadien Idriss Déby aurait été déjoué.

Idriss Déby, président du Tchad, a pris le pouvoir en 1990, à la suite d'un coup d'Etat.

Idriss Déby, président du Tchad, a pris le pouvoir en 1990, à la suite d'un coup d'Etat.

Le Gouvernement tchadien a annoncé tard mercredi soir avoir déjoué un coup d'Etat en préparation depuis plusieurs mois contre le président Idriss Déby. Selon les autorités, les forces de sécurité surveillaient ces personnes depuis décembre 2012 et sont parvenues à les neutraliser jeudi matin.

«Un groupe d'individus animés par de mauvaises intentions a tenté de mener une action visant à déstabiliser les institutions de la République», a déclaré à la télévision publique le ministre de la Communication, Hassan Sylla Bakary.

Les suspects ont été remis à la justice. Le gouvernement n'a pas dévoilé leur identité ni communiqué plus de précisions sur leur projet de coup d'Etat.

Des sources militaires ont elles indiqué que les forces de sécurité ont procédé à une série d'arrestations dans les rangs de l'armée. Un député de l'opposition, Saleh Maki, aurait également été arrêté, selon sa famille.

L'histoire du Tchad est jalonnée de coups d'Etat et de rébellions. Idriss Déby a lui-même pris le pouvoir à N'Djamena à la faveur d'un coup de force en 1990.

Tensions avec la Libye

La semaine dernière le président tchadien a accusé la Libye d'héberger sur son territoire un camp de mercenaires tchadiens cherchant à déstabiliser son pays.

«Je ne veux pas que la Libye nouvelle soit à l'origine d'un quelconque complot pour déstabiliser le Tchad», a-t-il déclaré samedi à la radio. «Je demande aux autorités libyennes de prendre des mesures pour garantir que le Tchad ne soit pas la proie d'une autre mésaventure libyenne.»

En mars, la coalition rebelle tchadienne UFR (Union des forces de la résistance), qui a déposé les armes en 2010, a averti qu'elle allait reprendre les hostilités faute de négociations engagées par Idriss Déby depuis plus de deux ans. (ats)

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