Le gouvernement doit revoir les tarifs des crèches
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Le gouvernement doit revoir les tarifs des crèches

Delémont (JU). Le parlement a adopté hier une résolution pour
bloquer l'introduction des tarifs contestés. Et des mères ont manifesté.

C'est la fronde. En plus de cette réaction politique, une pétition exigeant le gel du barème a recueilli quelque 5000 signatures en dix jours. Pas moins de 150 personnes, essentiellement des mères de famille, sont venues accueillir avec leurs poussettes les députés hier matin. Sur les banderoles, on pouvait lire des slogans comme «Ne freinez pas la natalité» ou «Laissez-nous travailler». «Notre facture va passer de 6000 à 12 000 francs par année pour trois jours de crèche par semaine», a expliqué ce père de famille de 45 ans qui a deux enfants. Selon tous les députés, ces tarifs auront des conséquences négatives. «Il faut s'attendre à ce que les familles cessent de placer leurs enfants de manière officielle et cherchent des solutions au noir», relève la résolution.

L'arrêté gouvernemental, dont l'entrée en vigueur est prévue début 2008, prévoit une unification des tarifs en fonction du revenu. Ce système est favorable aux bas salaires et fixe un plafond pour les hauts revenus. Mais la classe moyenne est pénalisée. Ce barème prévoit un tarif minimum de 10 francs et un maximum de 80 francs par jour. Le ministre concerné, Philippe Receveur, a répété le bien-fondé de l'arrêté. Le gouvernement maintient son projet controversé mais a annoncé qu'il allait rencontrer au cours des prochains jours des maires, des directeurs de crèche ainsi que des parents mécontents pour connaître leurs attentes.

(ats/nlu)

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