Viol à la matraque: Le gouvernement français appelle au «calme»
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Viol à la matraqueLe gouvernement français appelle au «calme»

Des violences ont continué d'éclater tout au long du week-end après l'arrestation du jeune Théo, violé par une matraque d'un policier.

L'affaire «Théo» a suscité de nombreuses réactions politiques.

L'affaire «Théo» a suscité de nombreuses réactions politiques.

AFP

Le gouvernement français a lancé un appel au «calme» lundi, après une semaine de manifestations émaillées d'incidents en banlieue parisienne. Ces violences se sont produites dans le sillage du viol présumé d'un jeune noir, Théo, au cours d'une interpellation.

«L'émotion légitime» suscitée par l'affaire Théo «ne saurait en rien justifier» des «violences inacceptables», a déclaré le Premier ministre Bernard Cazeneuve. Le chef du gouvernement a reçu des représentants d'associations de défense des droits de l'homme et de lutte contre le racisme.

«J'appelle au calme», «à la responsabilité, à la sérénité, à la confiance dans la justice», a déclaré le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux, condamnant les violences et les dégradations survenues durant le week-end.

Dizaines d'interpellations

Samedi, quelque 2000 personnes qui manifestaient à Bobigny, au nord-est de Paris, afin de réclamer «Justice pour Théo», ont été débordées par des «casseurs». Des voitures ont été incendiées, des vitrines et des abribus brisés et 37 individus interpellés. Dimanche des incidents ont éclaté dans d'autres villes de banlieue et plus de vingt personnes, en majorité des mineurs, ont été interpellées.

Théo, 22 ans, a dû être opéré et hospitalisé après une violente interpellation le 2 février. Il dit avoir été violé par un policier avec une matraque. L'un des quatre policiers ayant procédé à son interpellation a été mis en examen (inculpé) pour viol. Les trois autres pour violences.

Nombreuses réactions politiques

L'affaire a en outre suscité de nombreuses réactions politiques. Le candidat de la droite à la présidentielle François Fillon a ainsi mis en cause dimanche «la responsabilité du gouvernement».

Marine Le Pen a quant à elle jugé que les incidents étaient «la conséquence du laxisme qui diffuse dans la société française, qui est la responsabilité des politiques qui ont gouverné pendant des années».

Le candidat socialiste Benoît Hamon a en retour accusé Marine Le Pen de «jeter de l'huile sur le feu». «Une fois encore, elle provoque le désordre, elle encourage les violences par son discours de haine et ses indignations sélectives», a-t-il jugé. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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