Libye: Le gouvernement prend le contrôle de l'aéroport
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LibyeLe gouvernement prend le contrôle de l'aéroport

Le gouvernement libyen a pris vendredi le contrôle de l'aéroport international de Tripoli. Celui-ci était resté aux mains d'une coalition de brigades d'anciens combattants rebelles.

Les rebelles de Zenten quittent l'aéroport de Tripoli.

Les rebelles de Zenten quittent l'aéroport de Tripoli.

«Les révolutionnaires de Zenten annoncent aujourd'hui qu'ils remettent l'aéroport au gouvernement de transition de la Libye», a déclaré Youssef Ibrahim au nom de la coalition des brigades de Zenten, au sud-ouest de la capitale, lors de la cérémonie.

Ce transfert est une victoire importante pour les autorités de transition. Celles-ci tentent de prendre le contrôle d'une série de sites stratégiques encore aux mains des anciens rebelles.

Il s'agit d'»un tournant historique, qui marque la transition de la phase de la révolution à la phase de l'Etat», a salué le ministre adjoint de l'intérieur, Omar Hadrawi, qui a participé à la cérémonie devant l'aéroport, en présence de nombreux responsables gouvernementaux.

Le 21 février, le ministère de l'Intérieur avait donné deux semaines aux milices pour remettre aux autorités tous les points d'entrée dans le pays (postes-frontière, ports et aéroports).

Le gouvernement avait pris le contrôle de l'aéroport de Misrata (ouest) le 14 mars. Plusieurs bâtiments et sites importants de la capitale restent toutefois aux mains d'autres brigades révolutionnaires.

(ats)

Ocampo veut enquêter sur des viols

Le procureur de la Cour pénale internationale a indiqué vendredi qu'il envisageait d'enquêter sur des cas de viols qui auraient été commandités par l'ancien régime à Misrata (ouest libyen), tout en respectant les traditions d'une société libyenne ultra-conservatrice. «Au sujet de l'enquête sur les viols, nous avons décidé de respecter les traditions locales. De la faire (l'enquête) d'une manière différente», a déclaré Luis Moreno-Ocampo dans une interview à l'AFP.

«Nous construisons une enquête sur des viols sans (présenter) aucune victime de viol. Nous faisons en sorte de ne pas présenter des noms ou montrer des visages des victimes», a-t-il ajouté. A cet effet, M. Ocampo s'est rendu vendredi à Misrata, à 200 km à l'est de Tripoli, pour examiner avec les responsables locaux comment collecter des preuves sans exposer les victimes dans un pays où parler de viol est un tabou.

«Nous allons nous baser sur les (témoignages des) médecins qui ont reçu des centaines de victimes, les dossiers des hôpitaux, certaines vidéos, des (témoignages de) soldats et des gens dans l'armée qui ont raconté ce qui s'est passé. Nous prévoyons de procéder ainsi», a précisé M. Ocampo.

Misrata accuse le régime libyen d'avoir utilisé le viol «comme une arme» contre les habitants de la ville, durant les semaines de combats qui furent parmi les plus sanglantes du soulèvement libyen contre le dirigeant défunt Mouammar Kadhafi.

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