Bus du Togo mitraillé: Le gouvernement togolais rappelle son équipe

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Bus du Togo mitrailléLe gouvernement togolais rappelle son équipe

L'attaque du bus de la sélection togolaise de football vendredi dans l'enclave angolaise de Cabinda, a fait au total trois morts selon un bilan officiel publié samedi.

Le gouvernement togolais a rappelé son équipe qui ne participera pas à la Coupe d'Afrique des Nations (CAN).

«Le gouvernement togolais a décidé de rappeler son équipe. Nous ne pouvons pas continuer dans cette circonstance la compétition de la CAN. Cela a été nécessaire parce que les joueurs sont sous le choc», a déclaré à Lomé le ministre de l'administration territoriale et porte-parole du gouvernement Pascal Bodjona.

Le coup d'envoi de la CAN-2010 est prévu dimanche à Luanda. La plupart des joueurs des Eperviers, surnom de la sélection, avaient fait part samedi de leur souhait de ne pas jouer après ce drame.

«De nombreux joueurs veulent partir. Ils ont vu la mort et veulent rentrer auprès de leurs familles», a témoigné le capitaine Emmanuel Adebayor. L'attaquant de Manchester City s'en est tiré sain et sauf, alors que le deuxième gardien de l'équipe touché par balle à un rein, a été évacué vers l'Afrique du Sud.

Entraîneur adjoint tué

Lors de l'attaque du bus vendredi, un chauffeur avait été tué. Deux autres membres de l'équipe - l'entraîneur adjoint et un attaché de presse - ont succombé à leurs blessures dans la nuit de vendredi à samedi, a indiqué Kodjo Samlan, chargé de presse pour le Togo par la CAF. Par ailleurs, le deuxième gardien

La délégation du Togo a été mitraillée vendredi en début d'après- midi, alors qu'elle venait de passer en bus la frontière entre le Congo-Brazzaville et l'Angola.

Le président de la FIFA, le Valaisan Sepp Blatter, s'est déclaré profondément attristé par cette attaque, «la première en 35 ans à la tête de la Fédération», a-t-il dit au téléjournal de la TSR et de SF. Il a fait part de ses condoléances aux familles des victimes.

Milice indépendantiste

Cette attaque a été revendiquée par le Front de libération de l'enclave de Cabinda (Flec), qui milite depuis 1975 pour l'indépendance de cette bande de terre enclavée entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Congo-Brazzaville.

«Cette opération n'est que le début d'une série d'actions ciblées qui se poursuivront sur l'ensemble du territoire de Cabinda», a menacé le Flec dans un communiqué transmis à l'agence portugaise Lusa.

Le gouvernement angolais et la CAF ont dépêché à Cabinda une importante délégation dirigée par le Ministre de l'Intérieur, accompagné du ministre de la Jeunesse et des Sports. La CAF a quant à elle décidé de maintenir la compétition. Les sept matchs prévus à Cabinda pourraient toutefois être déplacés à Luanda.

Depuis 2006, les autorités de Luanda assurent que l'enclave de Cabinda est pacifiée, arguant qu'elles ont signé un accord de paix avec un des responsables du Flec. Mais le Flec a toujours nié cet accord et continué de revendiquer des attaques dans la zone.

(si)

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