Actualisé 21.05.2017 à 15:37

Conseil d'Etat vaudoisLe gouvernement vaudois reste à gauche

Le Conseil d'Etat vaudois reste à gauche à l'issue du second tour de l'élection de dimanche. La Verte Béatrice Métraux est élue ainsi que la socialiste Cesla Amarelle.

L'arrivée triomphale des conseillés d'Etat de gauche après le 2e tour.

La gauche vaudoise conserve la majorité au Conseil d'Etat à l'issue du second tour. La Verte Béatrice Métraux a été élue dimanche ainsi que la socialiste Cesla Amarelle. L'UDC Jacques Nicolet est battu malgré la présence à ses côtés de la Vert'libérale Isabelle Chevalley.

Si la campagne pour le premier tour s'était révélée fade, voire ennuyeuse, celle pour le second tour a réveillé l'électeur. La tension a été palpable, mais au final le statu quo demeure.

Gauche victorieuse

La gauche conserve quatre sièges avec les socialistes Pierre-Yves Maillard et Nuria Gorrite élus au premier tour. La conseillère d'Etat verte sortante Béatrice Métraux et la conseillère nationale socialiste Cesla Amarelle ont passé l'épaule avec, respectivement, 49,96% et 43,88% des suffrages.

Béatrice Métraux et Cesla Amarelle ont dit leur émotion. «Nous sommes très contentes. On a eu une campagne de deuxième tour extrêmement agressive. Nous avons répondu en travaillant sur le contenu et sur le terrain», a expliqué Cesla Amarelle.

Broulis et Nicolet félicitent Amarelle

Le conseiller d'Etat vaudois et le candidat UDC perdant félicitent la socialiste pour son élection lors du 2e tour.

Echec du ticket UDC-Vert'lib

A droite, les trois PLR Pascal Broulis, Jacqueline de Quattro et Philippe Leuba avaient obtenu la majorité absolue dès le premier tour. Ils n'ont pas été rejoints dimanche par le président de l'UDC Vaud Jacques Nicolet ou la Vert'libérale Isabelle Chevalley qui ont obtenu 39,71% et 38,01% des voix. L'indépendant Toto Morand (9,70%) et la PDC Sylvie Villa (6,39%) ferment la marche du scrutin dont la participation s'est élevée à 37,73%.

Réactions après le 2e tour de l'élection

Cesla Amarelle, Béatrice Métraux et Isabelle Chevalley réagissent au scrutin de dimanche.

Agressivité en échec

Le coup de poker de la droite a donc échoué. Le lendemain du premier tour, elle avait annoncé qu'elle élargissait son alliance PLR-UDC aux Vert'libéraux, avec la conseillère nationale Isabelle Chevalley comme fer de lance. Le ton était vite donné, avec attaques et escarmouches.

La manoeuvre n'a pas réussi et les équilibres de la précédente législature sont maintenus. Au moins du point de vue numérique puisque les tempéraments sont différents entre la conseillère d'Etat socialiste Anne-Catherine Lyon, que son parti n'a plus voulu soutenir, et Cesla Amarelle qui lui succède.

Sécurité souhaitée

Pour le politologue René Knüsel, les Vaudois ont choisi de plébisciter une forme de sécurité. On ne change pas une formule qui gagne. Ce qui n'a pas marché, c'est une alliance parachutée entre les deux tours. D'une façon générale, l'électorat ne l'a pas comprise.

Cette alliance n'était pas préparée. Il y aura des blessures à cicatriser, notamment chez les Vert'libéraux, estime M. Knüsel. Une personne ne fait pas un parti. On ne manipule pas son électorat, selon l'expert.

Pour le compromis

Pour Pierre-Yves Maillard, la dureté des propos et la volonté d'en découdre de la droite au deuxième tour se sont retournées contre elle. «Une partie de l'électorat du centre et de la droite n'a pas apprécié. Elle veut qu'on continue à travailler dans le compromis», a estimé le socialiste.

Durant toute la campagne, la gauche a répété que «le compromis dynamique», incarné par le tandem Pierre-Yves Maillard-Pascal Broulis, était la solution pour la bonne gouvernance du canton. Cette formule explique, selon elle, les succès économiques ou sociaux qui font sa force.

Alliance nouvelle

Avec ses «tensions constructives» promises en cas de victoire, la droite n'a pas su séduire les électeurs. «On est déçu. Mais on a la satisfaction de voir que la droite a su construire une alliance nouvelle et plus forte», a déclaré l'UDC Jacques Nicolet. «On a essayé de mobiliser au maximum le centre-droit. On y est parvenu à 80% seulement», a renchéri Philippe Jobin, chef de groupe au Grand Conseil.

«On a offert aux Vaudois un vrai deuxième tour, avec une vraie vision. Je n'ai pas de regrets. On a fait une belle campagne», a réagi Isabelle Chevalley. «C'est de bon augure pour les cinq prochaines années. La droite est en train de comprendre qu'elle doit s'unir pour gagner», a-t-elle ajouté.

Législatif à droite

Pour mémoire, le Grand Conseil est resté à droite. Les discussions sur la répartition des départements commenceront sans tarder et l'on sera fixé au 15 juin, selon Pascal Broulis. Après une cérémonie à la cathédrale de Lausanne le 27 juin, les autorités seront en fonction dès le 1er juillet. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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