Lucerne: Le gouvernement veut augmenter les impôts
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LucerneLe gouvernement veut augmenter les impôts

Le gouvernement lucernois veut économiser 210 millions de francs jusqu'en 2017. Il a proposé vendredi un catalogue de 61 mesures, dont notamment des augmentations d'impôts.

Seize postes à plein temps devraient être biffés dans l'administration lucernoise, et les impôts devraient augmenter. Le gouvernement cantonal désire limiter à 3000 francs les déductions fiscales pour frais de transport. Il compte également supprimer les rabais fiscaux pour les contribuables qui s'occupent eux-mêmes de leurs enfants. Les sociétés à capital et les coopératives devraient pour leur part s'acquitter d'une taxe minimale de 500, respectivement 200 francs.

Les seize postes qui pourraient passer à la trappe se trouvent dans le domaine de la formation, au sein du fisc et dans les tribunaux. Cette cure d'amincissement devrait se faire via des départs naturels et des échanges de postes. Le gouvernement n'exclut toutefois pas les licenciements.

Plus d'écoliers dans les classes

L'éducation, le social et la santé risquent également de devoir se serrer la ceinture. Le nombre minimal d'élèves dans les classes enfantines pourrait augmenter de 12 à 16, et celui dans les classes primaires de 15 à 16.

Les rentiers AI sont également visés et devront passer à la caisse. Il en va de même des requérants d'asile admis provisoirement, qui recevront moins d'aide sociale. Les ministres demandent en outre à l'hôpital cantonal de faire davantage de bénéfices à l'avenir.

Les transports publics figurent eux aussi au programme d'économies. L'exécutif veut ralentir leur extension et réduire l'offre les week-ends et en dehors des heures de pointe.

En octobre devant le Parlement

Le président du gouvernement Robert Küng (PLR) a justifié ces mesures par la hausse régulière des dépenses du canton, de plus de 3,5 milliards de francs. En parallèle, les revenus stagnent.

Le gouvernement a élaboré ces propositions en collaboration avec une commission spéciale du Parlement. Mais il ne transmettra son message aux députés qu'à la fin octobre. La majorité de la commission approuve le 80% des mesures présentées, tout en regrettant que l'exécutif n'ait pas osé se lancer dans des réformes structurelles, comme réduire les heures d'enseignement à l'école publique. (ats)

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