Réseau Santé Valais: Le Grand Conseil submergé par les interventions
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Réseau Santé ValaisLe Grand Conseil submergé par les interventions

Pas moins de 39 motions, postulats ou interpellations sur la santé ont constitué le menu du Grand Conseil valaisan jeudi. La plupart concernaient le Réseau Santé Valais (RSV).

Aucune des interventions n'a été combattue par les députés valaisans, quel que soit leur bord politique. Le gouvernement devra donc les traiter avant qu'elles ne reviennent sur la table du plénum.

Les élus se sont appuyés sur les conclusions de l'audit effectué par la Fédération hospitalière de France (FHF) pour réclamer notamment une meilleure gouvernance stratégique du RSV, la création d'un comité médical, une réforme de la gestion des ressources humaines ou l'amélioration de la communication et du bilinguisme.

Expertise demandée

Le groupe libéral-radical est revenu sur les affaires qui ont secoué le RSV. Il demande une expertise neutre et indépendante sur les cas médicaux dénoncés par le professeur Savioz. Une expertise est également réclamée concernant le chirurgien qui avait opéré des patients tout en regardant des matches de foot en streaming depuis internet.

Les députés souhaitent aussi la poursuite du processus de concentration hospitalière, comme recommandé par la FHF, avec notamment un véritable hôpital cantonal à Sion. Pour faire face aux investissements nécessaires, le gouvernement est prié de se pencher sur une enveloppe supplémentaire de 30 millions de francs.

Concernant les liens avec les milieux universitaires, le parlement souhaite que le système hospitalier valaisan s'ouvre vers l'ensemble de la Suisse, «sans se cantonner au CHUV de Lausanne et aux HUG de Genève».

Enfin, comme le préconise l'audit, les députés souhaitent que l'Observatoire valaisan de la santé (OVS) devienne un organe indépendant. Ceci notamment pour éviter la mise en doute des statistiques délivrées par l'OVS. (ats)

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