«Wonder Wheel»: Le grand manège de la vie sous l'oeil de Woody Allen
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«Wonder Wheel»Le grand manège de la vie sous l'oeil de Woody Allen

Le réalisateur est dans la tourmente #MeToo. Inutile pour autant de jeter son bébé «Wonder Wheel» avec l'eau du bain.

par
Catherine Magnin

Coney Island, années 1950. Carolina (Juno Temple) a aimé un truand, jusqu'au jour où il ne l'a plus fait rêver. Elle l'a trahi, la mafia la poursuit. Elle se ­réfugie donc chez son papa (James Belushi), patron d'un manège de fête foraine qui ne voulait plus la revoir, mais se déclare prêt désormais à consacrer toutes ses économies à assurer l'avenir de sa ­fifille. Ce revirement ne plaît guère à la belle-mère de Ca­rolina, Ginny (Kate Winslet). D'autant que les deux femmes sont rivales: Ginny s'est éprise d'un maître-nageur (Justin Timberlake) qui la délaisse pour flirter avec Carolina.

«Wonder Wheel», c'est la ronde de la vie, avec ses rêves et ses désillusions, ses joies et ses frustrations qui tournent à la verticale comme les nacelles d'une grande roue ou à l'horizontale comme les chevaux d'un manège. Woody Allen, 82 ans, les met en scène avec une maîtrise héritée de son expérience (c'est son 47e long métrage). Les jeux de lumière sont particulièrement sophistiqués et soignés, les répliques malines, la direction d'acteurs (Kate Winslet est à verser) magistrale. Et même s'il n'y a rien de neuf dans «Wonder Wheel», qui tourne finalement à vide, il vaut la peine d'y embarquer, le temps de prendre un peu de hauteur.

«Wonder Wheel»

De Woody Allen. Avec Juno Temple, Kate Winslet, Justin Timberlake, James Belushi.

Sortie le 31 janvier 2018

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