Actualisé 23.10.2012 à 16:08

Afrique du Sud

Le groupe Gold Fields licencie 8500 grévistes

Les grévistes de la mine de KDC Eats ne sont pas revenu travailler mardi, au terme d'un ultimatum posé par Gold Fields. Le groupe a décidé de tous les licencier.

Mauvaise journée mardi pour les mineurs d'Afrique du Sud. Après que le groupe Harmony a menacé de licencier les 5400 grévistes de sa mine d'or de Kusasalethu, s'ils ne reviennent pas travailler d'ici jeudi matin, le groupe Gold Fields a annoncé le licenciement de 8500 grévistes.

Aucune des 8500 personnes qui étaient en grève à la mine d'or de KDC East, au sud-ouest de Johannesburg, n'est revenue malgré un ultimatum exigeant un retour au travail à 16h00. «Nous avons donc envoyé des lettres de licenciement à tous», a indiqué Sven Lusche, porte-parole du groupe. Les mineurs ont 24h pour faire appel de ce licenciement.

Site paralysé

Le site de KDC East, qui emploie 12'500 personnes, est paralysé par une grève depuis seulement le 14 octobre. Les grévistes demandent essentiellement de fortes augmentations, et contestent les structures locales du Syndicat national des mineurs (NUM), le syndicat majoritaire allié du pouvoir.

Sur le site voisin de KDC West, qui était paralysé depuis le 9 septembre, la direction avait obtenu jeudi le retour de 90% du personnel avec un ultimatum similaire.

Seuls quelque 1500 mineurs de KDC West qui n'étaient pas allés pointer se sont vus notifier leur licenciement. Parmi eux «plusieurs centaines» ont fait appel de cette décision et pourraient retrouver leur poste à la fin de la semaine, a noté M. Lusche, sans autre précision.

Le numéro quatre mondial de l'or, qui recensait à la mi-octobre 25'000 grévistes, a également réussi à mettre fin à la grève sur son troisième site de Beatrix (centre). Gold Fields emploie environ 36'000 personnes en Afrique du Sud.

Ultimatum

Par ailleurs mardi, le groupe Harmony a un lancé un ultimatum et «appelle tous les grévistes de Kusasalethu à retourner au travail d'ici 06h00 jeudi 25 octobre 2012. Ceux qui ne se présenteront pas au travail d'ici là seront licenciés», a prévenu la direction dans un communiqué. Le site de Kusasalethu est paralysé par une grève sauvage depuis le 2 octobre.

L'Afrique du Sud est touchée depuis début août par une vague de grèves sauvages qui a démarré de façon sanglante à la mine de platine de Marikana (nord) avant de s'étendre à des mines d'or, de chrome, de diamant ou de charbon.

Le cas des mines d'or est particulier car la plupart des mines sud-africaines sont liées par un accord de branche négocié par le Syndicat national des mineurs (NUM) et valable jusqu'en juin 2013. La Chambre des mines (patronat) a proposé une série de primes et promotions en attendant, dont bénéficieront les grévistes reprenant le travail. (ats)

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