Actualisé 11.03.2013 à 13:38

Marseille (F)

Le groupe jihadiste était «capable d'un attentat»

Les trois membres de la cellule terroriste, arrêtés en fin de semaine dernière dans le sud de la France allaient commettre un attentat à la bombe. Un véritable laboratoire a été découvert.

Le groupe jihadiste présumé a été démantelé la semaine dernière à Marignane, non loin de Marseille.

Le groupe jihadiste présumé a été démantelé la semaine dernière à Marignane, non loin de Marseille.

Le groupe jihadiste présumé démantelé à Marignane était en mesure de commettre «à très court terme, probablement dans les jours à venir» un attentat en France, a annoncé lundi le procureur de Paris, François Molins.

Trois des quatre personnes interpellées jeudi et vendredi ont été déférées lundi en vue de leur présentation à un juge d'instruction, a ajouté lors d'une conférence de presse M. Molins, précisant toutefois que leur projet d'attentat était «non déterminé à ce stade».

«Grâce à un travail dont je veux souligner l'extrême difficulté, les services du renseignement intérieur français ont démantelé la semaine dernière dans le département des Bouches-du-Rhône, un petit groupe d'individus qui (...) était en mesure de commettre à très court terme, probablement dans les jours à venir, un attentat à la bombe sur le territoire français», a déclaré M. Molins.

Une remise en liberté

Trois personnes avaient été arrêtées jeudi à Marignane (Bouches-du-Rhône) par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), et une quatrième vendredi à Saint-Cyr-sur-Mer (Var). L'un des quatre - le père du principal suspect - a été remis en liberté. Les trois autres, âgés de 21 à 27 ans, pourraient être mis en examen pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste».

«Les investigations avant leur interpellation avaient permis de relever des échanges au terme desquels ils s'entraînaient à fabriquer des explosifs sur fond d'une radicalisation jihadiste, d'une glorification de Mohamed Merah et finalement d'une volonté affirmée de passer à l'acte», a-t-il dit lundi, jour anniversaire du premier crime du «tueur au scooter».

Laboratoire clandestin

Au domicile du principal suspect a été découvert, selon le procureur, un «atelier de fabrication d'explosifs et d'élaboration d'engins explosifs artisanaux». Outre deux pistolets automatiques et un revolver, les policiers ont saisi environ 50 grammes de TATP, «explosif artisanal (...) utilisable comme détonateur», 10 kilos de mélange nitrate-fuel, 150 kg de nitrate et enfin deux litres d'acétone pouvant permettre la fabrication de 600 grammes de TATP supplémentaire.

Selon M. Molins, ces produits correctement combinés auraient pu conduire à des «dégâts considérables sur un rayon de plusieurs centaines de mètres». (afp)

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