Actualisé 24.11.2008 à 10:40

Georg Fischer

Le groupe schaffhousois amortit à hauteur de 90 millions

Georg Fischer ressent depuis le mois d'octobre les effets de la crise de l'industrie automobile et du domaine des machines-outils.

Georg Fischer abaisse ses prévisions annuelles à la suite du refroidissement conjoncturel. Le groupe industriel schaffhousois attend une marge opérationnelle de 3-4% alors que cet été encore, il pensait pouvoir atteindre 6,6%.

En outre, Georg Fischer ne prévoit plus un chiffre d'affaires en hausse de 6% par rapport à l'an passé (4,5 milliards de francs), mais une stagnation. Les conditions se sont détériorées depuis le mois d'octobre, a expliqué l'entreprise lundi.

Les constructeurs automobiles ont fortement réduit leur production et diminué leurs commandes auprès de Georg Fischer. Ce dernier a vu des usines de la division «Automative» en sous-capacité passer en situation de surcapacité.

La branche des machines-outils est aussi en phase de resserrement et cause un ralentissement dans sa filiale AgieCharmilles. Le groupe évalue les remaniements possibles pour accroitre sa rentabilité.

Il est trop tôt pour dire s'il y aura des fermetures de sites ou des licenciements, a déclaré le directeur général, Yves Serra, à l'agence AWP. La direction a d'ores et déjà introduit le chômage technique sur le site allemand de la division «Automotive».

Amortissements

Au final, le groupe doit procéder à des amortissements, matériels et immatériels, qui pèseront sur son résultat annuel. Ces amortissements atteignent 90 millions de francs mais sont en partie compensés par un gain extraordinaire de 40 millions lié à la vente, en août, d'une unité active dans les pièces pour camions (»Verkehrstechnik»). La facture s'inscrira donc à 50 millions.

Georg Fischer estime qu'il est trop tôt pour faire des pronostics au sujet de l'exercice 2009 et évaluer les conséquences réelles de la crise financière sur l'industrie.

Mais sur le long terme, le groupe maintient ses prévisions et sa stratégie. Celle-ci consiste à renforcer sa présence en Asie, en Amérique et au Moyen-Orient afin de réduire sa dépendance à l'Europe.

L'entreprise souhaite aussi se distancier des activités trop cycliques, a dit Yves Serra. Elle se concentrera sur le développement des systèmes de tuyauterie (»Piping Systems») par le biais d'acquisitions et d'investissements. Cette division bénéficie toujours d'une forte demande, malgré l'impact négatif de l'affaiblissement de l'euro.

(ats)

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