Actualisé 04.07.2013 à 14:49

Crise en Egypte

Le Guide suprême des Frères musulmans arrêté

Mohamed Badie, Guide suprême des Frères musulmans a été arrêté jeudi dans le nord-ouest du pays. Il était sous le coup d'un mandat d'arrêt après avoir appelé à tuer des manifestants.

Mohamed Badie, guide suprême des Frères musulmans a été interpellé à Marsa Matrouh, près de la frontière libyenne, mais les forces de l'ordre ne pensent pas qu'il tentait de fuir le pays.

Cette arrestation, que les Frères musulmans n'ont pas été en mesure de confirmer, fait suite au mandat d'arrêt émis par le parquet contre Mohamed Badie et son adjoint Khaïrat al Chater pour incitation à la violence dans l'enquête sur les heurts qui ont fait huit morts cette semaine devant le siège cairote de la confrérie islamiste.

Homme d'affaires fortuné, Khaïrat al Chater est considéré comme le principal stratège politique de la confrérie. Il était le premier choix du mouvement islamiste pour l'élection présidentielle de 2012, mais des antécédents judiciaires l'ont contraint à s'effacer au profit de Mohamed Morsi.

Les Frères musulmans ne prendront pas les armes

Les Frères musulmans ne prendront pas les armes en Egypte après le renversement par l'armée du président Mohamed Morsi, issu de leurs rangs, a déclaré jeudi l'un de leurs principaux dirigeants. La confrérie islamiste, réprimée sous l'ancien régime d'Hosni Moubarak, a depuis longtemps renoncé officiellement à la violence.

«C'est un coup d'Etat militaire. Nous resterons actifs et le (le coup d'Etat) priverons de légitimité jusqu'à ce que ce soit rectifié», a dit Mohamed el Beltagui à des journalistes lors d'un rassemblement pro-Morsi devant une mosquée du Caire.

Prié de dire si les Frères musulmans pourraient prendre les armes, il a répondu: «Non. C'est improbable.»

Mohamed el Beltagui a en revanche exprimé sa crainte de voir d'autres groupes recourir à la violence à la suite de l'intervention de l'armée. (ats)

Morsi poursuivi pour «insultes à l'institution judiciaire»?

Par ailleurs, une source judiciaire a indiqué à l'AFP que le parquet entamerait lundi les auditions de plusieurs dirigeants du mouvement islamiste, dont M. Morsi, pour «insultes à l'institution judiciaire», alors que l'ex-dirigeant, retenu, est également sous le coup d'une interdiction de quitter le territoire pour son évasion de prison au moment de la révolte qui avait renversé son prédécesseur Hosni Moubarak début 2011. Outre l'ex-chef d'Etat, huit autres personnes, en majorité des dirigeants des Frères musulmans, seront entendues, dont Saad al-Katatni, le chef du Parti de la justice et de la liberté, vitrine politique de la confrérie, arrêté mercredi soir. Tôt jeudi, un haut responsable militaire a indiqué à l'AFP que l'armée détenait M. Morsi «de façon préventive», laissant entendre que l'ex-chef d'Etat pourrait être poursuivi.Gehad al-Haddad, responsable au sein des Frères musulmans, avait indiqué plus tôt à l'AFP qu'après son éviction, M. «Morsi et toute l'équipe présidentielle (avaient été placés) en résidence surveillée au club de la Garde républicaine de la présidence», avant que le président déchu ne soit «séparé de son équipe et emmené au ministère de la Défense».

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