Le Hamas et Israël conviennent d'une trêve

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Le Hamas et Israël conviennent d'une trêve

Le Hamas et Israël sont convenus d'une trêve, sur proposition des autorités égyptiennes. Le couvre feu doit entrer en vigueur jeudi.

Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas ont accepté de respecter à partir de jeudi une trêve des violences, a annoncé mardi le médiateur égyptien. Cette décision intervient alors que six Palestiniens ont été tués dans trois raids.

A Gaza, le Hamas a confirmé qu'il cesserait le feu contre Israël à partir de jeudi, tout en soulignant que les négociations entamées il y a plusieurs mois sur une trêve via l'Egypte se poursuivaient.

«Les discussions au Caire ne sont pas terminées mais elles sont positives. Nous sommes proches de l'annonce d'un accord (global) sur une trêve. Le Hamas adhèrera à la date proposée par l'Egypte pour le début de la trêve», a dit le porte-parole du mouvement islamiste Fawzi Barhoum.

Mais, a-t-il encore ajouté, «le Hamas conserve (son) droit de riposter à toute agression israélienne avant l'entrée en vigueur» de la trêve, alors que six Palestiniens ont été tués dans la journée dans la bande de Gaza dans des raids aériens de l'armée israélienne.

Réunion prévue en Egypte

Un responsable palestinien a dit que ces violences ne remettaient pas l'accord en question. Parmi les six tués figurent un haut responsable et plusieurs membres de l'Armée de l'islam, petit groupe armé, et un membre des Brigades Al-Qods, la branche armée du Jihad islamique.

«Nous avons réussi à obtenir l'accord des deux parties à un arrêt total des hostilités et actions militaires dès jeudi» à 06h00 (05h00 en Suisse), a dit le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Hossam Zaki. Le Hamas a annoncé à Gaza que la trêve durerait six mois mais le inistre israélien de la Défense, Ehud Barak, a lui dit qu'il était encore trop tôt pour parler de trêve.

L'Egypte, avec pour acteur principal le chef des services de renseignements Omar Souleimane, jouait depuis des mois le rôle de médiateur entre Israël et le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis un an.

Israël refuse de dialoguer directement avec le Hamas qu'il considère comme une organisation «terroriste». Le Hamas ne reconnaît pas l'Etat hébreu.

Délégation du Hamas lundi dernier

Amos Gilad, haut responsable du ministère israélien de la Défense, devait se rendre mardi en Egypte pour rencontrer M. Souleimane, principal interlocuteur égyptien du Hamas et d'Israël, en vue de finaliser l'accord de trêve, selon la radio militaire israélienne.

L'annonce de la trêve intervient au lendemain du départ d'Egypte d'une délégation du Hamas afin de connaître l'ultime position du mouvement islamiste.

Le Hamas exigeait la levée du blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, un étroit territoire enclavé où s'entassent 1,5 million de Palestiniens. Il avait aussi posé comme condition l'ouverture des points de passage vers l'extérieur de la bande de Gaza, en particulier celui de Rafah avec l'Egypte.

Israël exigeait de son côté la fin des tirs de roquettes et d'obus de mortier tirés du territoire palestinien vers les localités du sud d'Israël. Il réclamait aussi une action beaucoup plus énergique de l'Egypte pour stopper la contrebande d'armes vers Gaza. Le Caire assure agir contre ce trafic.

Visite de membres du Fatah à Gaza

Dimanche, un responsable israélien avait indiqué que la trêve n'incluerait pas la libération de Gilad Shalit, un soldat israélien capturé en juin 2006 par des groupes palestiniens, dont Israël avait dans un premier temps fait une condition pour tout accord.

Selon lui, l'accord comprendrait deux étapes. «La première inclura la fin des violences des deux côtés et l'ouverture des points de passage israéliens vers Gaza. Lors d'une deuxième étape, Israël et le Hamas discuteront davantage afin de parvenir à la libération de Shalit», a-t-il déclaré.

A Gaza, une délégation du Fatah, le parti du président palestinien Mahmoud Abbas, s'est elle rendue sur place pour la première fois depuis un an. (ap)

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