Netflix: «Le jeu de la dame» bat un record
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Netflix«Le jeu de la dame» bat un record

En un mois, l’adaptation du livre du même titre écrit par Walter Tevis est devenue la minisérie la plus regardée de Netflix.

Disponible depuis le 23 octobre 2020 sur la plateforme de streaming, «Le jeu de la dame» est un immense succès. Selon Netflix, cité par «The Hollywood Reporter», 62 millions de foyers ont regardé au moins deux minutes de la fiction avec Anya Taylor-Joy dans le monde, ce qui en fait la minisérie de fiction la plus visionnée du service de vidéo à la demande. Elle a figuré dans le top 10 des programmes les plus vus dans 92 pays et a été numéro 1 au moins un jour dans 63 d’entre eux – elle est actuellement numéro 3 en Suisse.

Scott Frank, cocréateur du «Jeu de la dame» s’est dit «ravi et abasourdi» par l’accueil qu’a reçu cette adaptation du roman de Walter Tevis. «Nous sommes reconnaissants envers tous ceux qui ont pris le temps de la regarder et nous avons hâte de vous montrer notre prochaine minisérie «Yahtzee», a-t-il dit. «Le jeu de la dame» suit le destin de Beth Harmon, une orpheline prodige des échecs dans les années 1960.

Comme le rapporte «The Hollywood Reporter», seule une minisérie a fait mieux que «Le jeu de la dame» durant son premier mois, mais il ne s’agit pas d’une fiction. «Au royaume des fauves», qui raconte le destin de Joe Exotic et de sa rivalité avec Carole Baskin, a été visionnée par 64 millions de foyers en 28 jours.

Faut-il bingewatcher «Le jeu de la dame»?

Oui, complètement, et plutôt trois fois qu’une. Voici pourquoi:

1. Pour la passion du jeu

«Une série sur une joueuse d’échecs?!» s’est-on d’abord étonnée en entendant parler pour la première fois de la création de Scott Frank et
Allan Scott. Comment des parties d’échecs peuvent-elles être rendues intéressantes aux yeux des spectateurs, surtout sept épisodes durant?

Et bien parce que le suspense, la tension, l’intensité qui s’en dégagent rendent les affrontements plus beaux et captivants les uns que les autres. Pas besoin de comprendre précisément en quoi consiste la défense sicilienne, le «Queen's Gambit» (titre original de la série) et les autres coups pour être saisis par le nombre de techniques et d’astuces qui existent aux échecs. D’ailleurs, chaque épisode est encore mieux que le précédent.

2. Un look d’enfer

Située dans les années 1950 et 1960, la minisérie est dotée d’un esthétisme travaillé tout simplement sublime. Les décors vintage sont magnifiques, les tenues vestimentaires et les coiffures de Beth sont à se damner, et les pions de jeu que l’héroïne voit se déplacer au plafond ensorcellent.

3. Actrice hors pair pour héroïne hors pair

«Le jeu de la dame» suit Beth Harmon de ses 9 à ses 20 ans environ. L’évolution du personnage, de l’enfant taiseuse et renfrognée à la jeune femme qui s’assume, est des plus réussies. Beth est aussi en proie à des addictions et lutte contre les démons de son passé. Elle est en décalage total avec les jeunes filles de son âge, fait de sa solitude une force et s’impose sans flancher dans un monde d’hommes. Bref, c’est une héroïne hors normes.

Pour l’incarner, la magnétique Anya Taylor-Joy. Révélée dans le film horrifique «The Witch» l’Américaine de 24 ans a ensuite fait ses preuves dans «Split» et «Glass» de M. Night Shyamalan, dans «Les nouveaux mutants» (sorti fin août) et dans la saison 5 de «Peaky Blinders». Dans la peau de Beth Harmon, l’actrice est encore un niveau au-dessus et irradie tout.

(jfa/mag)

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