Etats-Unis: Le jour où Rose a décidé d'arrêter de se raser
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Etats-UnisLe jour où Rose a décidé d'arrêter de se raser

Depuis l'âge de 13 ans, une Américaine vit un véritable calvaire à cause de sa pilosité envahissante. Il y a huit mois, elle a choisi de se montrer enfin telle qu'elle est.

par
joc

Pendant plus de 25 ans, Rose Geil s'est battue contre une pilosité encombrante. Depuis l'âge de 13 ans, l'Américaine domiciliée dans l'Oregon passait son temps à se raser et à dépenser des fortunes dans des traitements au laser qui ne fonctionnaient pas. Sa vie sociale et son équilibre mental souffraient durement de cette différence. «Mes amies n'en savaient rien, je le cachais très bien. C'était exténuant d'essayer de camoufler tout ça», confie l'Américaine de 39 ans à «Metro».

Des années durant, la maman de Rose a tout essayé pour l'aider. Mais la pilule contraceptive et les médicaments censés réduire la pilosité n'ont rien changé. Evidemment, la vie sentimentale de la jeune femme était tout sauf simple: «Je me souviens de ce bal de promo où mon petit ami ne cessait de me caresser le visage. J'avais tellement peur qu'il découvre mon secret que j'ai rompu avec lui et quitté notre cercle d'amis», raconte la trentenaire. Aucun médecin n'a pu mettre de nom sur la particularité qui touche Rose. Mais elle pense qu'il s'agit d'un mélange entre la génétique et le syndrome de Stein-Leventhal.

Une décision salutaire

La gêne de Rose avait fini par atteindre un tel point, qu'elle ne sortait plus de chez elle. Et puis, il y a huit mois, Rose a décidé de lâcher prise. Elle a fait le choix de ranger définitivement son rasoir et de laisser ses poils pousser. Aujourd'hui, la trentenaire revit. Elle assure qu'elle ne s'est jamais sentie aussi féminine et sexy. «Laisser pousser ma barbe a été une expérience incroyable. Au début, c'était très difficile émotionnellement et physiquement au quotidien. C'était très inconfortable, ça démangeait. Je devais lutter contre l'envie de me raser», détaille Rose.

Après six semaines pénibles, la trentenaire porte désormais une barbe bien fournie dont elle est très fière. Elle explique que son entourage s'est montré compréhensif et encourageant. Quant à la réaction des gens dans la rue, elle est «soit positive, soit neutre», assure-t-elle. Depuis que Rose s'accepte telle qu'elle est, sa vie a radicalement changé: «Je me sens plus féminine et cela n'a pas grand chose à voir avec mon apparence. Cela vient de mon attitude et de la liberté que je me donne d'être moi-même», conclut-elle.

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