Affaire Toscan du Plantier: Le journaliste suspect a été relâché
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Affaire Toscan du PlantierLe journaliste suspect a été relâché

Le journaliste anglais Ian Bailey, arrêté vendredi soir en Irlande dans l'enquête sur le meurtre, en 1996, de Sophie Toscan du Plantier, a été remis en liberté samedi.

La maison Toscan du Plantier en Irlande, théâtre du drame en 1996.

La maison Toscan du Plantier en Irlande, théâtre du drame en 1996.

Ian Bailey se trouve sous contrôle judiciaire, a constaté un journaliste de l'AFP. M. Bailey, journaliste pigiste qui avait déjà fait figure de principal suspect par le passé, a quitté libre la salle de tribunal. «Pas de commentaire pour l'instant», a-t-il lancé à la presse, avant de s'éloigner.

Une vielle affaire

Sophie Toscan du Plantier était l'épouse d'un célèbre producteur de cinéma français. Elle avait été retrouvée morte près de sa maison.

Ian Bailey, qui a longtemps fait figure de principal suspect, «a été arrêté cette nuit à la suite d'une décision de la Haute Cour de mettre à exécution le mandat d'arrêt européen» délivré en février par un juge parisien, a déclaré Jean-Pierre Gazeaux, oncle de Sophie Toscan du Plantier, confirmant une information de la radio RTL.

Jamais élucidé

Le meurtre le 23 décembre 1996, près de sa maison dans le sud-ouest de l'Irlande, de l'épouse du patron de la société de production Gaumont, Daniel Toscan du Plantier, aujourd'hui décédé, n'a jamais été élucidé.

Mme Toscan du Plantier, 39 ans, avait été retrouvée le crâne fracassé sur le chemin menant à sa maison de campagne près du village de Skull (sud-ouest). L'agresseur avait frappé la nuit à la porte de sa cuisine. Sophie Toscan du Plantier avait ouvert, apparemment sans méfiance.

Manque de preuves

Soupçonné par la police, Ian Bailey, un journaliste pigiste anglais qui travaillait pour plusieurs journaux irlandais, avait été arrêté à deux reprises au cours de l'enquête menée en Irlande. Il avait même été placé en garde à vue durant 24 heures, mais n'a jamais été inculpé, faute de preuve.

M. Bailey avait fait naître les soupçons en étant parmi les premiers sur les lieux du crime, puis en faisant état dans des articles d'éléments que seuls les enquêteurs et le meurtrier étaient censés connaître.

Extradition?

Selon Jean-Pierre Gazeaux, Ian Bailey a été conduit cette nuit à la prison de Bandon. Il doit maintenant être présenté devant la Haute Cour, à une date non précisée, pour dire s'il consent ou non à son extradition vers la France.

S'il n'y consent pas, ce que son avocat irlandais Franck Buttimer avait déjà indiqué, il déposera un recours devant la Cour suprême.

(afp)

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