Zurich - Le juge fait preuve de sympathie envers une activiste du climat
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ZurichLe juge fait preuve de sympathie envers une activiste du climat

Une militante de 19 ans qui avait participé à un sit-in sur un pont a Zurich a été punie pour coercition. Le magistrat s’est toutefois montré sensible à la cause menée par l’activiste.

Clara Brambilla, devant le tribunal.

Clara Brambilla, devant le tribunal.

20min/Stefan Hohler

Avec 250 autres personnes, Clara Brambilla avait participé, en juin 2020, au blocage d’un pont en ville de Zurich. L’action des activistes, qui avait duré trois heures, visait à alerter la population sur le réchauffement climatique et l’inciter à agir. Sommés de libérer les lieux par la police, les manifestants n’avaient pas obtempéré et les agents avaient été contraints de les évacuer un par un.

Selon l’acte d’accusation, Clara Brambilla était au premier rang. Alors que les policiers l’emmenaient, cette étudiante en droit de 19 ans aurait tenté par deux fois de mordre la main d’un policier. Lors de son procès, en mai, la jeune femme avait nié ces faits. Son avocat avait demandé l’acquittement complet de sa cliente tandis que le procureur général avait requis une peine de 100 jours-amendes à 20 francs pour contrainte, violence et menaces contre des fonctionnaires ainsi que pour perturbation du service public.

Cause juste mais mauvais moyens pour la défendre

Le verdict, longtemps attendu, est enfin tombé. Le juge unique, Roger Harris a déclaré la prévenue coupable de coercition et de perturbation des services publics. En revanche, il n’a pas retenu la violence et les menaces contre des fonctionnaires. La jeune femme écope ainsi de 20 jours-amendes à 20 francs. «Le sit-in était illégal; l’action est allée au-delà de ce qui peut être toléré pour exprimer une opinion», a indiqué le juge dans son argumentaire. Pour lui, l’état d’urgence n’était pas justifiable, comme le soutenait la défense.

Malgré tout, le juge a fait preuve de compréhension à l’égard des motifs avancés par la militante. Mais selon lui, le moyen utilisé n’était pas le bon. «Il n’est pas agréable de condamner un jeune qui est actif de manière non violente pour l’environnement. Mais je suis attaché à la loi», conclut-il

(tam/jbm)

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