bienne/jura bernois: Le Jura bernois pourra être scruté par les caméras
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bienne/jura bernoisLe Jura bernois pourra être scruté par les caméras

La vidéosurveillance dans les communes sera autorisée dès le
1er juillet. Le Canton a donné son feu vert jeudi.

par
Nando Luginbuhl

Des caméras de vidéosurveillance pour réduire le sentiment d'insécurité et le taux de criminalité? «Nous aurons un débat politique à ce sujet d'ici à la fin de l'année», confie André Glauser, délégué à la sécurité pour la ville de Bienne. «D'un point de vue personnel, je suis a priori opposé aux caméras de vidéosurveillance, mais si c'est l'ultime recours, il faut passer par là. Toutefois ça ne doit pas être l'unique mesure.»

Dès le 1er juillet, si une commune décide de se doter de caméras, elle devra en faire la demande au Canton. Le règlement prévoit notamment l'obligation d'informer et de signaler les caméras, et fixe les limites de leur utilisation. Elles pourront être installées non seulement dans des endroits où des délits ont déjà eu lieu, mais également là où des infractions pourraient être commises. Le directeur de la police cantonale espère que les communes saisiront cette nouvelle possibilité. «Quelques demandes ont déjà été déposées», a-t-il précisé.

Dans le Jura bernois, la mesure n'est pas du tout envisagée, que ce soit à Saint-Imier, à Tavannes ou à Tramelan. «Nous en avons déjà débattu, explique la mairesse tramelote, Milly Bregnard. Pour l'heure nous n'en avons pas besoin, et nous préférons passer par d'autres moyens, comme l'information à l'école, pour prévenir les incivilités».

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