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Centre commercialLe Kenya commémore le massacre du Westgate

Les proches des victimes ont prié dimanche devant le mémorial qui leur est dédié dans la forêt de Karura.

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Le Kenya a commémoré le 2e anniversaire du massacre perpétré par les islamistes somaliens shebab dans le centre commercial Westage de Nairobi (21 septembre 2015).

Le Kenya a commémoré le 2e anniversaire du massacre perpétré par les islamistes somaliens shebab dans le centre commercial Westage de Nairobi (21 septembre 2015).

Keystone
Un an après, des milliers d'habitants de Nairobi rendent hommages aux victimes du Westgate (21 septembre 2014)

Un an après, des milliers d'habitants de Nairobi rendent hommages aux victimes du Westgate (21 septembre 2014)

Keystone
Une plaque en l'honneur des victimes a été dévoilée. (21 septembre 2014)

Une plaque en l'honneur des victimes a été dévoilée. (21 septembre 2014)

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Le Kenya a commémoré lundi le 2e anniversaire du massacre perpétré par les islamistes somaliens shebab dans le centre commercial Westage de Nairobi, rouvert en juillet, et qui avait au moins 67 morts.

Les employés du supermarché Nakumatt, où furent exécutées de nombreuses victimes, ont prié et allumé des bougies dans le centre commercial. «Nous commémorons un moment durant lequel nous avons perdu beaucoup de nos amis, durant lequel le destin de beaucoup de nos amis a été brisé», a déclaré le pasteur Dennis Pamba.

Le 21 septembre 2013, un samedi à la mi-journée, au moment où il est le plus fréquenté, quatre shebab avaient pris d'assaut le centre commercial, l'un des plus courus de la clientèle expatriée et de la classe moyenne kényane, lançant des grenades et tirant au fusil d'assaut sur les employés et les clients des nombreux magasins et restaurants.

«Bien qu'ils aient tué ces 67 personnes, ils n'ont jamais tué notre esprit», a souligné le responsable du supermarché, David Muturi, assurant que «le Westgate est sûr».

«C'était absolument horrible»

Dimanche, parents et amis des 67 victimes recensées par le bilan officiel avaient également prié devant le mémorial qui leur est dédié dans la forêt de Karura, située à une dizaine de km du centre commercial.

«Nous ne pouvons comprendre comment cela a pu arriver et nous espérons honnêtement que cela n'arrivera plus jamais», a expliqué dimanche Mital Shah, qui a perdu son mari. «C'était absolument horrible», a témoigné Amanda Belcher, une survivante de l'attaque, «tous ceux qui étaient là-bas garderont des cicatrices en mémoire pour le reste de leur vie».

Durant les premières heures de l'attaque, le commando a sillonné les couloirs du centre commercial, abattant ceux rencontrés sur leur chemin ou tentant de fuir, alors qu'une partie des clients et employés s'enfermaient et se cachaient dans les magasins, avant d'être progressivement évacués.

Les assaillants sont ensuite parvenus à se retrancher dans une zone difficile d'accès d'où ils ont affronté les forces kényanes d'intervention, arrivées sur le site plusieurs heures après le début du massacre alors que les policiers sur place peinaient à organiser la riposte, sans ordre et dans une grande confusion.

Représailles

Le siège a finalement été déclaré terminé et l'ensemble du commando éliminé quatre jours après le début de l'attaque, revendiquée par les shebab qui l'avaient présentée comme des représailles à l'intervention militaire menée par le Kenya en Somalie pour les combattre.

Les corps des quatre assaillants et ceux de certaines victimes avaient été ensevelis sous les tonnes de gravats d'une partie du centre commercial, qu'un important incendie déclenché apparemment par les combats avait fait s'effondrer.

Les shebab ont depuis lancé d'autres attaques d'ampleur au Kenya, massacrant une centaine de personnes dans des raids contre des localités de la côte kényane en juin et juillet 2014, puis en lançant en avril 2015 un raid similaire à celui de Westgate contre l'Université de Garissa (est), faisant 148 morts, dont 142 étudiants pour la plupart exécutés de sang-froid. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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