Hockey sur glace - Le LHC inefficace, Bienne et Genève s’imposent
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Hockey sur glaceLe LHC inefficace, Bienne et Genève s’imposent

Les Lions ont malmené Zoug, mardi soir à la Bossard Arena, mais ils sont rentrés les mains vides. Bienne a battu Gottéron et les aigles se sont imposés contre Berne. Ajoie malmené par Lugano.

Même s’ils ont fini derrière, Jason Fuchs et les Lausannois ont fait trembler Zoug (ici Lino Martschini).

Même s’ils ont fini derrière, Jason Fuchs et les Lausannois ont fait trembler Zoug (ici Lino Martschini).

Daniela Frutiger/freshfocus

Lausanne était dans son match, mardi. Et ce dernier a basculé une première fois lorsque Senteler est entré en contact avec Stephan à la limite de la zone du gardien, sur un envoi de Stadler (8e). Le puck a fini au fond de la cage, mais les arbitres ont d’abord invalidé la réussite zougoise en distribuant deux minutes de punition au No 88.

Reste que Dan Tangnes a demandé un coach’s challenge et qu’au bout de leur analyse vidéo, les directeurs de jeu sont revenus sur leur décision, en jugeant que le contact, accidentel, était intervenu en dehors de la zone du gardien. Résultat: but accordé et pénalité annulée.

Dur pour le LHC. Celui-ci a toutefois eu le mérite de se remettre immédiatement à l’endroit. Et il a été récompensé de ses efforts - faits d’intensité, de mouvement ainsi que de rapidité d’exécution - d’entrée de tiers médian (23e Kenins 1-1).

Sur la glace du champion en titre, vainqueur de ses trois premiers matches, Lausanne passait un gros test, mardi soir. Et il faut dire que la bande de John Fust a séduit, quatre jours après une prestation inaugurale de moyenne facture (défaite 3-2 à Bienne).

Zoug, certes privé du Suédois Lander, n’est sans doute pas habitué à être autant malmené chez lui (30 tirs cadrés à 17 pour les Lions) N’a manqué que la concrétisation des multiples opportunités, notamment en supériorité numérique (10’29 sans marquer, dont 1’36 à 6c3). Une question d’efficacité, de rythme et de confiance, peut-être, à ce stade de l’exercice, mais aussi de classe dans la cage adverse, où Genoni a été énorme.

Au final, le but de Suri à la 26e n’a été suivi que par celui de Simion dans la cage vide (58e). Deux matches, zéro point. Le bilan comptable est terne. Dans le jeu, le LHC a cependant emmagasiné des certitudes qui peuvent lui servir à lancer sa saison vendredi face à GE Servette.

Le LHC a déposé un protêt

John Fust a déposé un protêt derrière le premier but accordé à Zoug malgré un contact entre Sven Senteler et Tobias Stephan (jugé involontaire par les arbitres), mardi soir à la Bossard Arena. Le coach du LHC n’est pas d’accord avec le déroulé de la scène.

Pour mémoire, Senteler a heurté Stephan à la limite de la zone du gardien sur un envoi de Stadler à la 8e minute de jeu. Le puck a fini au fond de la cage, mais l’un des arbitres avait levé son bras avant, et ceux-ci ont d’abord invalidé la réussite zougoise en distribuant deux minutes de punition au No 88.

Reste que Dan Tangnes a demandé un coach’s challenge et qu’au bout de leur analyse vidéo, les directeurs de jeu sont revenus sur leur décision, en jugeant que le contact était accidentel et qu’il était intervenu en dehors de la zone du gardien. Résultat: but accordé et pénalité annulée.

Le LHC devait encore confirmer ce protêt dans le délai imparti. «Ce sera fait», assurait John Fust mardi soir.

Ajoie abasourdi par l’éclair luganais

Reto Schmutz et Ajoie ont patiné derrière le score tout le match (ici Mirco Muller)

Reto Schmutz et Ajoie ont patiné derrière le score tout le match (ici Mirco Muller)

Jonathan Vallat/freshfocus

Tout est allé bien trop vite pour le HC Ajoie mardi soir. Pour son deuxième match de la saison à domicile (défaite 3-1 contre Bienne une semaine plus tôt), il a littéralement été étouffé par un invité luganais qui, à l’évidence, n’avait pas l’intention de faire preuve de la moindre indulgence envers le nouveau venu en National League.

Les Tessinois ont imposé une cadence soutenue d’entrée de jeu. Ajoie n’a pas résisté, n’a jamais existé. Durant le premier tiers, il y avait simplement une ligue d’écart entre les deux équipes. Le Lugano de Chris McSorley a voulu voir ce que son rival avait dans le ventre. Et bien pas grand-chose de consistant, si ce n’est une fébrilité défensive qui a rapidement permis aux visiteurs de se mettre à l’abri.

Mise sous pression, l’arrière-garde des lieux a accumulé les maladresses et autres imperfections. Comme sur l’ouverture du score de Giovanni Morini, où un sérieux manque de réactivité a été observé (4e). Ses lacunes se sont révélées une fois encore à mi-période, lorsque le top scorer Daniel Eigenmann s’est fait naïvement dérober la rondelle dans l’arrondi par Calvin Thürkauf. À ce niveau, de telles hésitations doivent être bannies du répertoire.

Quand, en début de tiers médian, Luca Fazzini a inscrit le 4-0 en rupture alors que son équipe évoluait en infériorité numérique, on a compris que ce HCA trop léger pour une telle opposition n’aurait plus qu’une chose à faire: éviter autant que possible une première déroute saisonnière. La frappe sur le poteau de Matteo Romanenghi (18e) – l’attaquant débarqué de Lugano n’a plus marqué depuis trois ans – et la réaction générale affichée lorsque les Tessinois ont quelque peu desserré l’étreinte lui a permis de sauver l’honneur.

Au moins, la réalisation tombée à la 37e minute de la canne de Mathias Joggi, une frappe qui a surpris le gardien Niklas Schlegel, a été accueillie chaleureusement pas l’assemblée, qui l’a fêtée et chantée comme un succès. Ce que la sévérité du résultat ne dit cependant pas, c’est que les Jurassiens ont eu leurs chances pour atténuer un peu plus encore la sanction mais ont manqué de réussite en certaines occasions.

Bref, une soirée à mettre sur le compte de l’apprentissage. En espérant pour eux qu’il n’y en ait pas trop d’aussi douloureuses dans les semaines à venir.

Quand GE Servette met l’Ours en berne

Moy marque le 1-0 à Manzato.

Moy marque le 1-0 à Manzato.

Eric Lafargue

On ne sait pas si GE Servette va au-devant d’une belle saison. Sans doute. On peut, en revanche, prédire que l’hiver de Berne sera pénible. Pour sa 4e sortie, l’Ours Bernois a fait très pâle figure aux Vernets. Les joueurs de la capitale, qui évoluaient au complet (Ruefenacht et Blum, sont plus proches de la retraite que d’un retour au jeu) ont été dominés du début la fin et passant par le milieu. Et dire que Genève jouait sans Pouliot, Richard, Miranda et Mercier.

Dès le 1er engagement gagné par le maître à jouer des Aigles, Valterri Filppula (quelle classe sur chaque prise de puck), les Grenat ont mis leur ancien gardien, Daniel Manzato, sous pression. C’est bien lui qui a évité une fessée mémorable à ses coéquipiers en multipliant les arrêts. Le verrou a sauté à la 12e sur une jolie combinaison Patry-Moy. L’ancien lausannois a brillé de mille feux. Comme son autre compère de ligne, Josh Jooris, lui aussi parti pour rebondir de plus belle après avoir quitté le bourbier de la Vaudoise aréna.

L’égalisation bernoise est tombée sur le seul relatif temps faible des Genevois. En infériorité numérique Cory Conacher, le seul à surnager avec Dominik Kahun, a joliment levé le puck alors que Gauthier Descloux faisait la sieste devant sa ligne.

Les Aigles n’ont pas eu le temps de douter et ont classé l’affaire en trente secondes par Jacquemet et Antonietti (37e et 38e). À chaque fois Genève a trouvé l’ouverture après des séquences d’une durée inédite passées dans la zone défensive bernoise. Un scénario qui s’est répété durant les 20 dernières minutes où l’on a même vu la 4e ligne genevoise (excellente par ailleurs) s’installer pendant plus d’une minute comme si elle évoluait en supériorité numérique. Comme pour mieux souligner les limites de Bernois qui s’enfoncent un peu plus dans la crise.

Le HC Bienne a puni des Dragons trop sûrs d’eux

Bienne, ici Noah Schneeberger, a finalement passé l’épaule face à Gottéron (ici Jordann Bougro).

Bienne, ici Noah Schneeberger, a finalement passé l’épaule face à Gottéron (ici Jordann Bougro).

Urs Lindt/freshfocus

Le HC Bienne a dû patienter jusqu’à la 50e minute avant de battre, enfin, le gardien Reto Berra sur un tir de Fabio Hofer (1-3). Avant cette réussite, le portier des Dragons avait déjà effectué 38 arrêts et semé le doute sous les casques seelandais. Fribourg contre Bienne? Berra contre le HCB? Le résultat, la saison dernière en tout cas, était presque toujours le même: le HCB n’y arrivait pas contre le groupe dirigé par Christian Dubé (six défaites en sept matches). Mardi, comme d’habitude contre les Dragons, le HC Bienne, mené 0-3, filait tout droit vers son premier revers de l’exercice 2021-2022 lorsque Fabio Hofer (50e, 1-3) puis Jere Sallinen (55e, 2-3) ont soudainement rallumé la flamme de l’espoir dans le camp seelandais.

Avant ces deux buts biennois, Chris DiDomenico (6e, 0-1 et 32e, 0-2) et le top scorer Killian Mottet (37e) avaient permis à Fribourg de tranquillement mener de trois longueurs avant la dernière période. Quant au gardien Reto Berra, auparavant déjà vainqueur de 13 matches en 17 confrontations contre Bienne depuis son arrivée à Fribourg en 2018, il semblait tout simplement invincible devant ses filets.

Des pénalités qui coûtent cherUne défaite de plus pour les Biennois, privés de Gaëtan Haas et Mike Künzle, sortis sur blessure en cours de match, ainsi que du défenseur suédois Viktor Lööv, expulsé à la 34e minute pour une charge contre la tête de Ryan Gunderson? Non, pas cette fois! Le Finlandais Sallinen, en power-play, a tout d’abord égalisé à 155 secondes du gong (58e, 3-3). Puis le HC Bienne a fait la différence après 62 secondes de jeu en prolongation grâce à Fabio Hofer (62e, 4-3), toujours en supériorité numérique. Quel retournement de situation!

Vendredi, les Seelandais se déplacent à Lugano. Les Fribourgeois joueront leur prochain match samedi, à Zoug.

(JRE/JBO/GSZ/CYP)

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