Syrie: Le Liban adopte un plan d'aide aux réfugiés

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SyrieLe Liban adopte un plan d'aide aux réfugiés

Le Liban a adopté un programme d'aide aux réfugiés syriens et demande une aide de 180 millions de dollars à la communauté internationale pour faire face à l'afflux de Syriens fuyant les violences.

Le Liban va aussi reprendre l'enregistrement des nouveaux arrivants afin qu'ils puissent bénéficier d'un statut officiel. Ces décisions ont été prises jeudi soir à l'issue d'une réunion de six heures lors de laquelle le gouvernement a rejeté une proposition du ministre de l'Energie, Gebran Bassil, en faveur de la fermeture de la frontière avec la Syrie.

Gebran Bassil, un chrétien, appartient au Courant patriotique libre, formation participant à la coalition gouvernementale dont fait également partie le Hezbollah chiite. Ce dernier soutient le régime syrien de Bachar al Assad et son chef, Hassan Nasrallah, a déclaré jeudi que la frontière devait rester ouverte.

Pas de camps d'accueil

Environ 170'000 Syriens, essentiellement sunnites, se trouvent désormais au Liban, ce qui représente environ 5% de la population libanaise.

Le Liban s'est jusqu'ici employé à éviter tout débordement sur son territoire du conflit syrien depuis le début, en mars 2011, du soulèvement contre le président Bachar al Assad. Contrairement à la Jordanie et à la Turquie, il n'a pas organisé de camp pour les réfugiés syriens, généralement recueillis par des membres de leur communauté respective.

Les organisations humanitaires et une partie de la population ont cependant exhorté le gouvernement à prendre en main l'accueil de ces réfugiés.

Recensement avec le HCR

A l'issue de la réunion de jeudi soir, le ministre des Affaires sociales, Wael Abou Faour, a déclaré que, désormais, «l'Etat libanais recensera les réfugiés (...) et garantira aide et protection aux réfugiés déjà présents au Liban». Il n'a pas précisé toutefois si des camps d'accueil allaient être installés.

Pour Ninette Kelley, représentante au Liban du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), cette initiative du gouvernement constitue «le premier plan concret» soumis par lui à la communauté internationale. Selon elle, environ 30% des réfugiés syriens sont entrés clandestinement au Liban et la décision de Beyrouth va leur permettre de disposer d'un statut officiel. (ats)

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