Actualisé 02.12.2007 à 20:07

Le Liban se dirige vers une résolution de la crise politique

La majorité parlementaire antisyrienne au Liban a annoncé son soutien officiel à l'élection du chef de l'armée Michel Sleimane à la présidence.

Cette initiative ouvre la voie à la résolution de la crise politique, alors que la présidence est vacante depuis plus d'une semaine.

Le chef de l'armée libanaise Michel Sleimane est le seul candidat en lice pour la présidentielle. Mais son élection, prévue vendredi, nécessitait un amendement constitutionnel et la majorité antisyrienne s'y était opposée.

La coalition au pouvoir «annonce qu'elle remet en question sa position initiale concernant l'amendement de la Constitution et (...) qu'elle soutient la candidature du général Michel Sleimane à la présidence», a déclaré dimanche l'ancien président Amine Gemayel.

Condition sine qua non

Cette initiative vise à «mettre fin à la vacance de la présidence», a affirmé la coalition. Le Liban est depuis le 24 novembre sans chef de l'Etat, faute de consensus entre la majorité et l'opposition, soutenue par Damas et Téhéran, sur le nom d'un successeur au prosyrien Emile Lahoud.

L'amendement est une condition sine qua non pour l'élection du chef de l'armée. La Constitution libanaise interdit en effet aux hauts fonctionnaires de devenir chef de l'Etat, sauf s'ils démissionnent de leur poste deux ans avant l'élection.

Vote vendredi

La séance parlementaire consacrée à l'élection a été fixée à vendredi, après six reports faute de consensus entre les deux camps. Le chef de l'armée ne s'est jamais dit candidat, mais au Liban, il n'est pas obligatoire de faire acte de candidature pour devenir président. Le chef de l'Etat est élu par le Parlement.

Un des piliers de l'opposition, le chrétien Michel Aoun, lui- même candidat à la présidence, a appuyé également la candidature du général Sleimane, mais à condition qu'il occupe la présidence uniquement pour deux ans, soit jusqu'aux législatives de 2009. Le mandat présidentiel est de six ans non renouvelables.

Quant au Hezbollah chiite, qui mène l'opposition, il a lié son soutien au chef de l'armée à l'approbation de M. Aoun.

La majorité accuse l'opposition de vouloir un président soumis à Damas et Téhéran, tandis que celle-ci estime que la coalition au pouvoir veut un chef de l'Etat inféodé aux Etats-Unis. (ats)

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