Actualisé 23.10.2012 à 15:29

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Le libertad, otage de la dette argentine

Les marins coincés dans le port de Tema, au Ghana, depuis trois semaines, sont libres de partir. Le bateau, lui, est toujours retenu.

«Oui l'équipage est libre de partir. Ils ne font pas l'objet d'un mandat d'arrêt, c'est uniquement le navire qui est retenu», a déclaré le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Fritz Baffour.

Le navire-école Libertad, retenu depuis le 2 octobre à Tema, avec près de 300 marins à bord, pour la plupart Argentins, a été saisi à la demande du fonds spéculatif NML qui réclame à Buenos Aires une dette de plus de 370 millions de dollars. Le gouvernement argentin, qui a porté l'affaire devant l'ONU, a annoncé lundi le rapatriement prochain de la majeure partie de l'équipage du Libertad, par un vol de la compagnie Air France spécialement affrété.

Le ministère argentin des Affaires étrangères a indiqué que les marins évacués du Ghana devaient arriver en Argentine mercredi. Selon Buenos Aires, la décision du Ghana de retenir le navire viole les traités internationaux. Pour Accra, en revanche, il s'agit d'une décision de la justice, qui est indépendante.

L'Argentine s'était déclarée le 23 décembre 2001 en défaut de paiement, le plus important de l'histoire, 100 milliards de dollars, et avait écarté toute négociation avec ses créanciers.

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(afp)

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