Polémique Maeva Ghennam - Le lifting vaginal est une opération risquée
La vaginoplastie et la nymphoplastie font partie des actes chirurgicaux du lifting.

La vaginoplastie et la nymphoplastie font partie des actes chirurgicaux du lifting.

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Polémique Maeva GhennamLe lifting vaginal est une opération risquée

Après la polémique provoquée par le bad buzz d’une influenceuse française, rappelons que le «rajeunissement» du sexe féminin n’est pas sans danger.

par
Emmanuel Coissy

«Ça rajeunit, le vagin, c’est trop bien!» Voilà, en substance, le message de Maeva Ghennam dans une vidéo postée la semaine dernière sur Instagram. L’influenceuse française, âgée de 24 ans, révélée dans une téléréalité, y promeut le lifting du sexe pratiqué par un gynécologue.

La séquence a provoqué un tollé parce que la jeune femme incite sa communauté à subir un acte médical. Le post a été supprimé et Maeva a présenté ses excuses. Il n’empêche que, sur le plan déontologique, on peut s’étonner qu’un médecin paye une instagrameuse pour une telle publicité. D’ailleurs, Marlène Schiappa, ministre française déléguée à la Citoyenneté s’en est émue et a dénoncé le cas au Collège national des gynécologues et obstétriciens. Selon elle, «le fait de promouvoir des pratiques chirurgicales spécifiques et non prouvées par des études scientifiques» est problématique.

Un peu dans la même veine que Maeva Ghennam, il y a quelque temps, l’actrice Gwyneth Paltrow, chantre du bien-être, avait promu des soins censés «nettoyer» et «détoxifier» le vagin ou des exercices censés le muscler. En réalité, toutes ces pratiques, plus ou moins fantaisistes, comportent des risques qu’il faut prendre en considération.

Distinguer le médical et l’esthétique

On distingue d’abord différentes opérations chirurgicales. La vaginoplastie resserre le vagin. La nymphoplastie (ou labioplastie) rapetisse les lèvres et redessine la vulve. Comme pour d’autres parties du corps, le médecin peut aussi injecter de l’acide hyaluronique, de la graisse ou utiliser un laser. Ces pratiques servent à résoudre un problème d’ordre médical (cancer, descente d’organes). Elles peuvent aussi n’avoir qu’un but esthétique.

Aux États-Unis, la Food and Drug Administration, service national qui autorise la commercialisation des médicaments, s’en inquiète: «Ces procédures utilisent des lasers et d’autres dispositifs pour détruire ou remodeler les tissus vaginaux. Ces produits présentent des risques sérieux et nous n'avons le recul suffisant pour justifier leur utilisation à ces fins. Nous sommes profondément préoccupés.» Parmi les risques, citons les infections, les saignements, les douleurs pendant les rapports sexuels, la perte de sensations et la formation de cicatrices.

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