Epalinges (VD) - Le lion serait plutôt un chien errant, selon la police

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Epalinges (VD)Le lion serait plutôt un chien errant, selon la police

Sur la base de traces découvertes proches des lieux du signalement, la piste d’un grand félin est a priori abandonnée par le vétérinaire cantonal, et les recherches interrompues.

par
Pauline Rumpf
C’est cette photo, prise par une résidente palinzarde, qui a mis en émoi toute la Suisse romande ce jeudi.

C’est cette photo, prise par une résidente palinzarde, qui a mis en émoi toute la Suisse romande ce jeudi.

DR

Pas un poisson d’avril, mais plutôt une fausse alerte: après d’intenses recherches et mobilisations ce jeudi pour retrouver ce qui aurait pu être une lionne, le vétérinaire cantonal privilégie finalement plutôt la piste d’un chien errant, a communiqué la police vendredi peu avant midi. Le dispositif de recherche sur place a été levé.

Empreintes et comportement incohérents

«Suite aux recherches intensives et aux éléments recueillis sur place, le vétérinaire cantonal, les gardes-faune et la police ont mis en évidence des empreintes de pattes à proximité du lieu où se trouvait l’animal signalé, indique le communiqué. Celles-ci ne correspondent pas à un félin de grande taille.»

Contacté par 20 minutes, le vétérinaire cantonal vaudois ajoute que plusieurs éléments parlent en la défaveur de la piste d’un grand félin. Difficile d’imaginer une détention illégale passer inaperçue sur une longue durée, d’abord. Et puis, un tel animal retenu en captivité puis relâché dans la nature aurait probablement rapidement faim, et se serait donc rapproché des habitations et des humains, ou d’autres sources de nourriture. «Plus le temps passe sans nouveau signalement, plus la piste du chien errant se renforce donc», explique Giovanni Peduto. 

Contactés par nos collègues de 20 Minuten, les experts en grands carnivores indigènes de l’organisation Kora penchaient aussi pour l’hypothèse d’un chien.

Propriétaire du chien-lion palinzard invité à s’annoncer

Les recherches, à l’heure actuelle, se concentrent donc sur la traque au chien errant, via notamment la base de données des canidés enregistrés dans le canton. «Nous cherchons tout animal qui correspondrait à cette hauteur de garrot et cette robe, poursuit le vétérinaire cantonal. Et nous ne concentrons pas sur une seule race: cela pourrait même être un labrador.» 

Les propriétaires d’un chien correspondant à la photo pourraient donc s’attendre à recevoir un téléphone leur demandant s’ils n’étaient pas à Epalinges jeudi après-midi. Ils sont aussi invités à s’annoncer spontanément si c’est le cas. «On imagine évidemment volontiers la gêne que pourrait ressentir un propriétaire dans ce cas. Mais tant qu’on n’a pas de certitude, un léger doute persistera toujours», conclut Giovanni Peduto.

Une probable fin en queue de poisson, donc, pour une histoire qui aura tenu en haleine toute la Suisse romande à la veille du 1er avril. La mobilisation des forces de l’ordre pour éviter tout drame aura été importante: plusieurs patrouilles issues de la gendarmerie et de la police municipale de Lausanne, de la brigade canine, du DARD, ainsi qu’un hélicoptère de l’armée, la police de sûreté, la police de la faune nature et le vétérinaire cantonal sont intervenus jeudi soir. 

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Référence à «Jawad, le logeur de Daesch», interpellé au lendemain des attentats de Paris.

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20min/lecteur-reporter

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