Actualisé 19.06.2019 à 20:45

MarocLe littoral pillé et menacé par les «mafias du sable»

Un rapport du Programme des Nations Unies pour l'environnement dénonce la surexploitation du sable. Ressource de plus en plus rare sur les côtes marocaines.

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afp/jmu
La plage Monica, sur la côte marocaine, est une des rares dunes a avoir échappé à l'invasion du béton.

La plage Monica, sur la côte marocaine, est une des rares dunes a avoir échappé à l'invasion du béton.

AFP/Fadel Senna

Dans le nord du Maroc, «sur certaines plages marocaines, le sable a quasiment disparu», alerte un militant écologiste. La faute aux projets immobiliers réalisés à la chaîne. Dans un récent rapport du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), le rôle des «mafias du sable» dans le bétonnage du littoral, est pointé du doigt.

Malgré une peine de prison de 1 à 5 ans infligée pour vol de sable avéré, «un trafic intensif de réseaux organisés opérant avec la complicité de certains responsables, surexploite nos gisements», affirme Jawad Hadi, directeur de l'Association nationale de protection de l'environnement et du littoral (Anpel).

Extraction pour moitié illégale

Le sable, deuxième ressource naturelle la plus utilisée du monde après l'eau selon le PNUE, est également un composant essentiel du béton. La moitié du sable utilisé chaque année dans la construction au Maroc, soit 10 millions de mètres cubes, est extraite illégalement, selon ce rapport. Outre l'aspect environnemental, les acteurs de cette «mafia» ne paient aucune taxe, blanchissent de l'argent et vendent du sable non conforme.

L'État marocain avait pourtant mis un point d'honneur à régler le problème. Pour le moment, seul un plan national de protection du littoral est en cours de validation, laissant les plages et rivières se faire ponctionner, légalement ou illégalement. «À ce rythme, il ne restera bientôt que des rochers», soupire une militante écologique.

Ils bloquent le pont Chauderon pour défendre le climat

hermos de café et tartines étaient de sortie ce matin sur le pont Chauderon. L'organisation Extinction Rebellion de Lausanne a bloqué le pont à la circulation de 08h00 à 09h00. Son objectif: dénoncer la destruction de l'environnement. La manifestation n'avait pas été autorisée. Une trentaine de policiers étaient présents. D'autres actions auront lieu dans le courant de la semaine.

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