Gimel (VD): «Le loup a attaqué à l’endroit où mes enfants jouent durant la journée»

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Gimel (VD)«Le loup a attaqué à l’endroit où mes enfants jouent durant la journée»

Une biche a été tuée par quatre loups dans le périmètre d’une ferme vaudoise. Son exploitant est inquiet de ce rapprochement.

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C’est une véritable scène de crime qu’a découvert Alexis* lundi matin.

C’est une véritable scène de crime qu’a découvert Alexis* lundi matin.

20min/lecteur-reporter
«Mes enfants jouent juste à côté avec leurs petites brouettes», rapporte Alexis*.

«Mes enfants jouent juste à côté avec leurs petites brouettes», rapporte Alexis*.

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C’est aux abords de cette ferme que la carcasse a été retrouvée.

C’est aux abords de cette ferme que la carcasse a été retrouvée.

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«On dirait bien qu’ils ont de moins en moins peur des hommes», estime Alexis*. Cet agriculteur vaudois a découvert ce lundi matin, en allant chercher son bétail, quatre paires d’yeux canins au-dessus d’une carcasse de biche à côté de sa ferme proche de Gimel (VD). «On les a à peine dérangés en arrivant en voiture. Ils se sont déplacés de seulement 20 mètres.» C’est finalement quand l’homme est descendu de son véhicule, que les loups – d’après Alexis – ont pris la fuite. «On ne les a plus revus ensuite», ajoute-t-il.

Coup de chance pour l’agriculteur, les portes de l’étable étaient fermées, et la carcasse qui servait de festin aux prédateurs n’était donc pas une de ses bêtes, mais une biche sauvage. Pour Alexis, une telle attaque est néanmoins une surprise. «Il y a quelques années, une de mes vaches avait été tuée sur un alpage en montagne. On m’avait dit qu’en plaine, en revanche, elles ne risquaient rien… En plus, c’est aussi là que jouent mes enfants la journée. Et le village est à 500 mètres d’ici, l’école à 150 mètres.»

La meute du Marchairuz prend ses aises

Avisé, le Canton confirme que l’attaque de cette biche est bien le fait d’une meute de loups, vraisemblablement celle du Marchairuz. «La traque s’est terminée à proximité d’une ferme, la biche ayant en effet été arrêtée dans sa course par une barrière métallique», précise la Direction générale de l’environnement (DGE).

Cette dernière estime cependant que la situation n’a rien d’inhabituel: «Une majorité de loups ont quitté les alpages et suivent leurs proies naturelles, notamment le cerf, au pied du Jura». En septembre, le Canton avait d’ailleurs obtenu de Berne l’autorisation de tirer trois jeunes loups de la meute du Marchairuz et demandé un élargissement du périmètre de régulation, «au vu des prédations qui dépassent le périmètre actuellement autorisé», indiquait-il alors dans un communiqué. Une louve de cette meute avait été tirée en novembre, avant que le mâle reproducteur de la meute soit également abattu, à tort, puisque ce n’est pas cet animal qui était visé par une autorisation de régulation.

* Prénom d’emprunt

(rmf)

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