Actualisé 21.02.2019 à 11:49

Suisse

Le loup a encore un peu de répit

Il faudra encore attendre pour savoir si le loup passera de «strictement protégé» à «protégé», en Suisse.

Le Parlement planche actuellement sur une révision de la loi sur la chasse, qui devrait permettre d'abattre plus facilement le loup.

Le Parlement planche actuellement sur une révision de la loi sur la chasse, qui devrait permettre d'abattre plus facilement le loup.

Keystone

La Suisse devra encore attendre pour savoir si la Convention de Berne accepte sa demande pour faire passer le loup de «strictement protégé» à seulement «protégé». La décision, attendue en novembre dernier, a été suspendue pour au moins un an.

Le Comité permanent de la Convention de Berne a décidé de surseoir au débat et à la décision. Plusieurs parties contractantes, dont l'Union européenne, ne sont pas parvenues à se positionner concernant la demande de la Suisse, explique le Conseil fédéral dans sa réponse publiée jeudi à une interpellation du conseiller national Fabio Regazzi (PDC/TI).

Recensement européen

Le recensement européen des loups prévu courant 2019 devrait permettre de donner des informations pertinentes. Selon le gouvernement, le retard pris au niveau international n'influe en rien sur les débats en Suisse.

Le Parlement planche actuellement sur une révision de la loi sur la chasse, qui devrait permettre d'abattre plus facilement le loup. Le Conseil des Etats a déjà donné son aval. Le National devrait se prononcer le 8 mai. Un référendum pourrait être lancé.

Une cinquantaine de loups

D'une manière générale, le Conseil fédéral ne s'inquiète pas de la progression du loup en Suisse. Celle-ci est plus lente que dans les Alpes françaises ou italiennes. Les abattages légaux mais aussi illégaux n'y sont pas étrangers.

Fin 2018, l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) estimait qu'environ 50 loups circulaient sur territoire helvétique. Ce chiffre comprend quatre meutes, dont trois avec des louveteaux durant l'été 2018, ainsi qu'au moins trois couples et des loups isolés. L'OFEV prévoit que d'autres meutes avec des louveteaux se formeront au cours de ce printemps.

Chasseurs saoûls

Le Conseil fédéral ne voit par ailleurs pas de raison de légiférer contre les chasseurs qui picolent. Il n'y a pas de preuve d'accident de chasse dû à une consommation excessive d'alcool, affirme-t-il dans sa réponse à une interpellation d'Isabelle Chevalley (PVL/VD).

Il revient aux cantons le cas échéant de prendre des mesures. Par exemple, ils peuvent imposer que les chasseurs soient exclus de la chasse en raison d'une consommation excessive d'alcool qui constitue une menace pour la sécurité publique. (nxp/ats)

(NewsXpress)
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