Actualisé 13.03.2013 à 13:53

Atlantique Nord Le Lyubov Orlova poursuit sa dérive

Le Lyubov Orlova, un ancien navire de croisière dont les amarres qui le reliaient à un remorqueur ont rompu fin janvier au large du Canada, continue de dériver, tel un vaisseau fantôme.

Le navire devait être démantelé en République dominicaine.

Le navire devait être démantelé en République dominicaine.

Selon ces données, le navire - à bord duquel ne se trouvent que des rats et qui ne possède aucun feu de signalisation ni balise de géolocalisation - se situait samedi à un peu plus de 1200 km (660 milles marins) de l'île canadienne de Terre-Neuve, son point de départ fin janvier, et 1800 km (970 milles marins) de l'Irlande, soit à la position 50°52.43 N 36°30.27W.

Cependant, selon les positions précédemment relevées par l'agence nationale de renseignement géospatial des Etats-Unis (NGA), le bateau semble depuis une quinzaine de jours ne plus dériver vers les côtes européennes, rebroussant même chemin sur plus d'une centaine de kilomètres vers le sud-sud-ouest.

«Le navire n'a plus l'air de beaucoup progresser», constate ainsi Christine Bossard, porte-parole de l'association écologiste Robin des Bois, qui suit de près la dérive du vaisseau.

«Il est possible que ce ralentissement soit dû à une certaine perte de flottabilité», avance-t-elle, tout en indiquant que, selon le Centre de coordination des secours (Rescue Coordination Center) d'Halifax au Canada, une balise de détresse du navire, qui n'entre en fonctionnement qu'au contact avec de l'eau salée, s'est déclenchée dans la nuit du 23 février.

Le Lyubov Orlova, construit en 1976, long d'une centaine de mètres et autrefois affrété pour des croisières dans les régions polaires, avait quitté Terre-Neuve pour rallier sous remorque la République dominicaine où il devait être déconstruit. Mais, dès le lendemain de son départ, les amarres avaient rompu, le livrant à la mer.

Une tentative des autorités canadiennes pour le récupérer, alors qu'il menaçait une plateforme pétrolière, avait échoué et le bateau s'était rapidement retrouvé dans les eaux internationales. Depuis, le Canada n'a guère semblé s'inquiéter de son sort. Une page Facebook et un compte Twitter sont désormais consacrés au bateau, qui était resté de longs mois à quai à Terre-Neuve à la suite d'une décision de justice lui interdisant de prendre la mer. (afp)

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