Pâtisserie: Le macaronut débarque à New York
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PâtisserieLe macaronut débarque à New York

Mi-doughnut, mi-macaron, le macaronut, créé par un Français, sera lancé dimanche à New York. Il entend séduire les jeunes.

A l'occasion de la journée du macaron, le chef Français François Payard, installé à New York lancera le dernier rejeton, le macaronut, fruit d'une hybridation entre deux pâtisseries symboliques des deux pays. (Image - 17 mars 2016)

A l'occasion de la journée du macaron, le chef Français François Payard, installé à New York lancera le dernier rejeton, le macaronut, fruit d'une hybridation entre deux pâtisseries symboliques des deux pays. (Image - 17 mars 2016)

photo: AFP

Une coque de macaron sur le dessus, un petit doughnut en dessous, et de la ganache au milieu, voilà le principe du macaronut, la nouvelle invention culinaire venue de New York.

C'est dimanche que le pâtissier français François Payard lancera, à New York le macaronut, croisement du macaron et du doughnut, à l'occasion de la journée du macaron, une fantaisie pâtissière surtout destinée au jeune public.

Les croisements sont à la mode. Ils ont déjà accouché du crookie (croissant mélangé avec un cookie Oreo), le duffin (mariage entre doughnut et muffin anglais), le bronut (brioche feuilletée sucrée), et surtout le cronut, union entre le croissant et le doughnut, du chef français Dominique Ansel, basé à New York.

Cette fois, on reste dans l'univers de la pâtisserie française et le macaron est maître du jeu. François Payard avait d'ailleurs envisagé, au départ, d'utiliser deux coques, «mais tout le monde disait: ça fait trop macaron».

Secret

Pour ne pas alourdir l'ensemble, la pâte du doughnut est plus légère que celle utilisée traditionnellement. Elle ressemble davantage «à de la pâte française», explique François Payard, qui ne veut pas en dire trop sur les secrets de sa création.

La ganache, elle, est composée de purée de fraise, de chocolat blanc et d'un peu de crème, pour un parfum baptisé «strawberry and cream» (fraise et crème). C'est l'assistante américaine de François Payard qui l'a amené à retenir ce parfum.

«J'aimais bien fraises et yahourt, à cause de l'acidité du yahourt. Mais elle m'a dit: c'est trop acide», explique le pâtissier.

«Parfois, aux Etats-Unis, ils aiment bien les choses un peu plus sucrées», reconnaît-il.

Nouvelle génération

«L'idée, c'est de viser les jeunes», souligne François Payard, pour qui «il faut s'adapter à la nouvelle génération».

Quelque 150 de ces macaronuts seront en vente au prix de cinq dollars dans chacune des cinq succursales de François Payard à New York.

Une partie du chiffre d'affaires sera reversée à l'association new-yorkaise City Harvest, qui collecte de la nourriture en excédent auprès des restaurants, des enseignes de distribution, des commerçants de détail ou même des fermes.

Démo

Dimanche, à l'occasion de la journée du macaron, 6000 macarons classiques seront disponibles chez François Payard en échange d'une donation, dont une partie ira également à City Harvest.

Le 4 avril, toujours au profit de City Harvest, François Payard organise, à New York, une dégustation en présence de 80 des meilleurs pâtissiers du monde, notamment le français Pierre Hermé. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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