Actualisé 15.12.2011 à 19:09

«Basler Zeitung»Le maintien de la diversité d'opinions garanti

Le nouveau président de la BaZ a promis jeudi qu'il conserverait l'autonomie du journal.

La «Basler Zeitung» (BaZ) doit rester un «journal forum». Cette déclaration du nouveau président de la BaZ Filippo Leutenegger a été saluée jeudi par la rédaction du quotidien bâlois lors d'une première rencontre avec le conseiller national zurichois du PLR.

Dans la tourmente depuis près de deux ans, la BaZ doit continuer à couvrir l'actualité de manière «autonome, indépendante, critique et en se positionnant au-delà des partis», écrit la commission de rédaction du journal. Les lecteurs ne veulent pas «un quotidien partisan» mais «de la diversité d'opinions et de la qualité», estime la rédaction.

Actionnaire principal de la nouvelle holding MVH qui détient désormais la BaZ, Tito Tettamanti avait lui déclaré mercredi aux médias qu'il voulait un journal au profil de droite bourgeoise.

La rédaction salue en outre la clarification des rapports entre le journal et ses propriétaires. Cette nouvelle transparence lui «permet de voir l'avenir avec confiance». «L'incertitude et les demi- vérités» qui ont entouré la BaZ durant l'année écoulée ont pesé sur les employés du journal, relate la commission.

Christoph Blocher se défend

Christoph Blocher, dont la fille Rahel avait récupéré mardi auprès de Moritz Suter les actions de la BaZ avant de les céder à MVH, s'est défendu d'avoir menti sur son implication. «J'avais dit que je n'étais impliqué ni directement ni indirectement dans le financement de la BaZ. Personne ne m'a demandé si ma fille l'était», a-t-il dit dans son émission sur internet «Teleblocher».

Selon lui, l'identité du propriétaire d'un média importe peu. Et d'attribuer les critiques le concernant lui-même et le rédacteur en chef Markus Somm à un «délire de persécution»: «Ca me rappelle l'époque où l'on disait 'N'achetez pas chez les Juifs'.» Le vice- président de l'UDC se porte garant pour les pertes touchant les imprimeries.

Markus Somm s'est lui déclaré «convaincu» de la «bonne solution» trouvée pour le quotidien. «Se trouver à ce point sous pression et recevoir en permanence des appels téléphoniques de gens en colère n'était pas drôle», a confié le journaliste et biographe de Christoph Blocher sur les ondes de la radio alémanique DRS.

Appel du gouvernement

Le gouvernement de Bâle-Ville espère pour sa part que les membre bâlois du conseil d'administration de la BaZ aideront l'imprimerie à trouver de nouveaux contacts et mandats. «Je réclame un meilleur volume d'utilisation», indique à l'ats le ministre de l'économie Christoph Brutschin (PS), inquiet pour les emplois. Le conseiller d'Etat a lui aussi rencontré brièvement Filippo Leutenegger.

(ats)

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