Gens du voyage: Le maire de Nice critiqué au Conseil de l'Europe
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Gens du voyageLe maire de Nice critiqué au Conseil de l'Europe

Le Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Niels Muiznieks, a sévèrement critiqué mardi les propos du maire conservateur Christian Estrosi sur les gens du voyage.

«Déclarations maire Nice sur #GensduVoyage inacceptables & irresponsables. Positif que (le ministre français de l'Intérieur Manuel) Valls les ait condamnées. Discours sur Roms doit changer», a écrit M. Muiznieks sur son compte Twitter. Lors d'une émission politique dimanche, le député-maire de Nice Christian Estrosi, interrogé sur la récente occupation illégale de terrains par des gens du voyage dans sa ville, a promis de «mater» ces derniers.

Les partis de gauche et associations lui ont immédiatement reproché de se livrer à une «surenchère nauséabonde» après des propos très offensifs de l'ex-président du parti d'extrême droite Front National, Jean-Marie Le Pen, sur les Roms, et à moins d'un an des élections municipales en France. La mission du Commissaire aux Droits de l'homme est de promouvoir la prise de conscience et le respect des droits de l'homme dans les 47 Etats membres du Conseil de l'Europe.

La France est un des pays ayant fondé en 1949 cette organisation paneuropéenne, dont le siège est à Strasbourg et dont le but premier est de veiller au respect des droits de l'homme et de la démocratie. Selon un récent rapport du Conseil de l'Europe, 10 à 12 millions de Roms vivent dans l'ensemble des pays d'Europe, où ils forment «l'une des communautés les plus défavorisées, confrontée quotidiennement à des cas de discrimination et à des insultes racistes». (afp)

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