«Syndrome de La Havane» – Le mal mystérieux frappe à Genève
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«Syndrome de La Havane»Le mal mystérieux frappe à Genève

Maux de tête, vertiges, bourdonnements dans les oreilles, le syndrome d’origine inconnue dont se plaignent des diplomates américains depuis 2016 a été signalé dans la Cité de Calvin.

Des cas du «syndrome de La Havane» ont été constatés l’été dernier à la mission américaine de Genève.

Des cas du «syndrome de La Havane» ont été constatés l’été dernier à la mission américaine de Genève.

REUTERS

Depuis plusieurs années, les services de sécurité américains s’interrogent sur un phénomène appelé le «syndrome de La Havane». Des centaines de cas ont désormais été répertoriées. Des collaborateurs d’ambassades et de consulats du monde entier ont été soudainement touchés par des troubles dits neuronaux. Les victimes se sont plaintes de maux de tête, de sensations de vertige ou d’acouphènes soudains.

Des lésions à la tête ont également été observées. Le phénomène a été rapporté pour la première fois en 2016 à l’ambassade américaine à Cuba, d’où son nom. Une source gouvernementale américaine, citée jeudi dans le «Wall Street Journal», indique que la mission américaine à Genève avait aussi été touchée, tout comme l’ambassade de Paris.

Environ 200 cas

Ces cas sont apparus l’été dernier. À Genève, trois personnes ont été touchées. Les troubles étaient si graves chez l’une des victimes qu’elle a dû être évacuée par avion vers les États-Unis pour y être soignée. Quand le phénomène est apparu à Cuba, les personnes concernées ont soupçonné des engins électroniques de haute intensité utilisés par les forces de sécurité cubaines, voire par les services secrets russes ou chinois.

En mars 2018, un employé du consulat américain à Guangzhou, en Chine, avait fait état de troubles similaires. Puis des cas ont été répertoriés en Autriche, en Serbie et en Grande-Bretagne. Environ 200 personnes seraient concernées au total. Jusqu’à présent, toutes les enquêtes n’ont abouti à aucun résultat. Les représentants du gouvernement parlent officiellement d’«incidents sanitaires anormaux».

L’affaire a pris une tournure politique aux États-Unis. Les victimes reprochent au gouvernement américain une gestion laxiste de ces agressions présumées. L’année dernière, le directeur du bureau de la CIA à Vienne, où des incidents similaires ont aussi eu lieu, a été licencié pour son inaction dans cette affaire. Le président Joe Biden a signé début octobre une loi visant à aider les personnes concernées.

(Patrick McEvily/jba)

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